On dit aussi Déménager à la cloche de bois.
- DÉMÉNAGER AVANT LE TERME, Faire un Lapsus linguæ, «mettre la charrue devant les bœufs». Argot du peuple.
- DÉMÉNAGER PAR LA CHEMINÉE, v. n. Brûler ses meubles lorsqu'on a reçu congé,—dans le même argot.
- DEMI-AUNE, s. f. Bras,—dans l'argot des faubouriens.
Tendre la demi-aune.—Mendier.
- DEMI-CACHEMIRE, s. m. Fille ou femme qui est encore dans les limbes de la richesse et de la galanterie, et qui attend quelque protection secourable pour briller au premier rang des drôlesses.
AU XVIIIe siècle, en appelait ça Demi-castor. Les mots changent, mais les vices restent.
- DEMI-MONDAINE, sub. fém. Femme du demi-monde,—dans l'argot des gens de lettres.
- DEMI-MONDE, s. m. Sphère galante de la société parisienne, dans l'argot de M. Alexandre Dumas fils, qui a fait une pièce là-dessus.
- DEMI-VERTU, s. f. Demoiselle qui est devenue dame de son propre chef, sans passer par l'église ni par la mairie: la chrysalide d'une fille.
- DÉMOC, s. m. Apocope de Démocrate,—dans l'argot du peuple.
Démoc-soc. Démocrate-socialiste.
- DEMOISELLE DU PONT-NEUF, s. f. Femme banale dans le cœur de laquelle tout le Paris galant a le droit de circuler.
- DÉMOLIR, v. a. Critiquer âprement et injustement,—dans l'argot des gens de lettres, qui oublient trop qu'il faut quelquefois dix ans pour bâtir un livre.
- DÉMOLIR, v. a. Tuer,—dans l'argot des faubouriens, qui oublient trop qu'il faut vingt ans pour construire un homme.
- DÉMONÉTISER, v. a. Attaquer la réputation de quelqu'un et le ruiner,—dans l'argot du peuple.
Se démonétiser. Se discréditer, s'amoindrir, se ruiner moralement.
- DÉMORGANER, v. n. Se ranger à un avis, se rendre à une observation,—dans l'argot des voleurs.
- DÉNICHEUR DE FAUVETTES, s. m. Coureur de filles,—dans l'argot du peuple.
- DENT (Avoir de la). Être encore beau cavalier ou jolie femme,—dans l'argot de Breda-Street.