Henry Murger, dans sa Vie de Bohème, appelle ce 1er et ce 15 de chaque mois le Cap des Tempêtes, à cause des créanciers qui font rage à ce moment-là pour être payés.
- DOUBLE SIX, s. m. Nègre,—dans l'argot des voleurs.
- DOUBLE SIX, s. m. Les deux dents au milieu de la mâchoire supérieure. Argot des faubouriens.
- DOUBLEUR, s. m. Voleur.
Doubleur de sorgue. Voleur de nuit.
- DOUBLURE, s. f. Acteur secondaire, chargé de remplacer, de doubler son chef d'emploi malade ou absent. Argot des coulisses.
- DOUBLURE DE LA PIÈCE, s. f. «Ce qu'il y a sous le corsage d'une robe de femme»,—dans l'argot des bourgeois, qui, quoique très Orgon, sont parfois de la famille de Tartufe.
- DOUCE, s. f. Étoffe de soie ou de satin,—dans l'argot des voleurs.
- DOUCE, s. f. Fièvre,—dans le même argot.
- DOUCE (A la), adv. Doucement,—dans l'argot du peuple.
On dit quelquefois: A la douce, comme les marchands de cerises.
- DOUCETTE, s. f. Lime,—dans l'argot des voleurs.
- DOUCEURS, s. f. pl. Choses de diverse nature qu'on porte aux malades ou aux prisonniers,—aux uns des oranges, aux autres du tabac.
- DOUILLARD, s. m. Homme riche, fourni de douille.
Se dit aussi de quiconque a une chevelure absalonienne.
- DOUILLE, s. f. Argent, monnaie,—dans l'argot des voleurs et des faubouriens.
- DOUILLES, s. f. pl. Cheveux,—dans le même argot.
Douilles savonnées. Cheveux blancs.
- DOUILLET, s. m. Crin, crinière.
- DOUILLURE, s. f. Chevelure.
- DOUSSIN, s. m. Plomb,—dans l'argot des voleurs.
- DOUX, s. m. Crème de menthe, anisette, vespétro, etc.,—dans l'argot des bourgeoises.
- DOUX LARCIN, s. m. Baiser,—dans l'argot des académiciens, qui traitent l'Amour d'«aimable voleur de cœurs».
- DRAGÉE, s. f. Balle,—dans l'argot des troupiers.