- EFFONDRER, v. a. Enfoncer,—dans l'argot des voyous.
- EFFONDRILLES, s. f. pl. Les scories du pot-au-feu,—dans l'argot des ménagères.
- ÉGAYER, v. n. Siffler,—dans l'argot des coulisses.
Se faire égayer. Se faire envoyer des trognons de pommes.
- ÉGLISIER, s. m. Bigot, homme qui hante trop les églises. Argot des faubouriens.
- ÉGRAFFIGNER, v. a. Égratigner,—dans l'argot du peuple.
- ÉGRUGEOIR, s. m. Chaire à prêcher,—dans l'argot des voleurs, par allusion à sa forme et à celle du bonnet du prédicateur qui ressemble assez à un pilon.
- ÉGUEULER, v. a. Écorner un vase, l'ébrécher,—dans l'argot du peuple.
- ÉGYPTIEN, s. m. Mauvais acteur,—dans l'argot des coulisses.
- ELBEUF, s. m. Habit,—dans l'argot du peuple, qui emploie fréquemment la métonymie.
- ÉLIXIR DE HUSSARD, s. m. Eau-de-vie inférieure.
- ÉLOQUENT (Être). Faire sentir ses paroles,—dans l'argot facétieux des bourgeois, qui croient seulement pour eux à la vertu de l'Eau de Botot.
- ÉMANCIPER (S'), v. réfl. Se permettre des familiarités déplacées envers les femmes,—dans l'argot des bourgeoises, à qui leur devoir impose l'obligation de s'en fâcher.
- EMBALLER, v. a. Arrêter,—dans l'argot des voleurs et des filles.
- EMBALLER, v. n. Se dit,—dans l'argot des maquignons,—d'un cheval qui prend le mors aux dents, sans se soucier des voyageurs qu'il traîne après lui.
S'emballer, se dit dans le même sens d'un homme qui s'emporte.
- EMBALLER (Se faire). Se faire mettre à Saint-Lazare,—dans l'argot des filles.
- EMBALLES, s. f. pl. Manières, embarras,—dans le même argot.
Faire des emballes. Faire des embarras.
- EMBALLEUR, s. m. Agent de police.
- EMBALUCHONNER, v. a. Empaqueter, faire un baluchon.
- EMBARBOTTER (S'). S'embarrasser dans un discours, bredouiller.—Argot du peuple.
On dit aussi S'embarbouiller.
- EMBARDER, v. n. Tergiverser, digressionner,—dans l'argot des ouvriers qui ont servi dans l'infanterie de marine, et se rappellent combien de faux coups de barre donnés au gouvernail peuvent retarder le navire.
- EMBARQUER SANS BISCUIT (S'), v. réfl. Oublier l'essentiel, ne prendre aucune précaution,—dans l'argot des bourgeois, d'ordinaire prudents comme Ulysse.
- EMBARRAS, s. m. pl. Grands airs, manières arrogantes, dédaigneuses,—dans l'argot du peuple.
Faire ses embarras. Éclabousser ses rivales du haut de son coupé,—dans l'argot des petites dames.