- EMBAUDER, v. a. Prendre de force,—dans l'argot des voleurs.
- EMBÉGUINER (S'), v. réfl. S'éprendre d'amitié pour un homme ou d'amour pour une femme,—dans l'argot du peuple.
- EMBERLIFICOTER, v. a. Embarrasser, gêner, obséder, entortiller.
S'emberlificoter. Se troubler dans ses réponses, s'embarrasser dans un discours, comme dans un piège.
- EMBERLIFICOTEUR, s. m. Homme rusé, qui sait entortiller son monde.
- EMBERLUCOQUER (S'), v. réfl. S'enticher d'une chose ou de quelqu'un, s'attacher à une opinion sans réfléchir, aveuglément, comme si on avait la berlue.
L'expression se trouve dans Rabelais sous cette forme. Hauteroche a dit Embrelicoquer, et Châteaubriand Emberloquer.
- EMBÊTEMENT, s. m. Contrariété, ennui,—dans l'argot des bourgeois, qui ne veulent pas employer le substantif poli des gens bien élevés et n'osent pas employer le substantif énergique des faubouriens.
- EMBÊTER, v. a. Obséder quelqu'un, le taquiner.
S'embêter. S'ennuyer.
S'embêter comme une croûte de pain derrière une malle. S'ennuyer extrêmement.
- EMBLÈME, s. m. Tromperie,—dans l'argot des voleurs.
- EMBLÉMER, v. n. Tromper.
- EMBLÈMES (Des)! Se dit,—dans l'argot des faubouriens,—pour se moquer de quelqu'un qui se vante, qui ment, ou qui ennuie.
- EMBOBINER, v. a. Circonvenir, enjôler,—dans l'argot du peuple.
On disait autrefois, et on dit quelquefois encore aujourd'hui, Embobeliner.
- EMBOUCHÉ (Bien ou mal), adj. Homme poli ou grossier,—dans l'argot des bourgeois.
- EMBRENER (S'). Se couvrir les doigts ou les vêtements d'ordures,—dans l'argot du peuple.