Il dit aussi Engoulifrer.
- ENGRAILLER, v. a. Prendre,—dans l'argot des voleurs.
Engrailler l'ornie. Dévaliser un poulailler.
- ENGUEULEMENT, s. m. Injure de parole,—dans l'argot du peuple. Injure de plume,—dans l'argot des gens de lettres.
- ENGUEULER, v. n. Avaler, manger,—dans l'argot du peuple.
On dit aussi Engouler.
- ENGUEULER, v. a. injurier grossièrement; provoquer, chercher querelle.
Se faire engueuler. Se faire attraper.
- ENGUEULEUR, s. m. Ecrivain qui trempe sa plume dans la boue et qui en éclabousse les livres dont il n'aime pas les auteurs.
- ENJÔLER, v. a. Caresser, endormir la résistance par des discours flatteurs.
- ENJÔLEUR, s. m. Homme qui trompe les hommes par des promesses d'argent et les femmes par des promesses de mariage.
- ENLEVER, v. a. Débiter un rôle ou passage d'un rôle, avec feu, verve ou aplomb,—dans l'argot des coulisses.
- ENLEVER (S'), v. réfl. Souffrir de la faim,—dans l'argot des voleurs.
- ENLEVER LE CUL, v. a. Donner un coup de pied au derrière de quelqu'un.—Argot du peuple.
On dit aussi Enlever le ballon.
- ENLEVER QUELQUE CHOSE, v. a.—dans l'argot des bourgeois qui n'osent pas employer la précédente expression.
- ENLEVEUR, s. m. Acteur qui joue ses rôles avec beaucoup d'aplomb.
- ENLUMINER (S'), v. réfl. Commencer a ressentir les effets de l'ivresse, qui colore le visage d'un fard intense.
- ENLUMINURE, s. f. Demi-ivresse.
- ENNUYER (S'), v. réfl. Être sur le point de mourir,—dans l'argot des bourgeois, que cela chagrine beaucoup.
- ENQUILLER, v. a. Cacher,—dans l'argot des voleurs.