Enquiller une thune de camelote. Cacher entre ses cuisses une pièce d'étoffe.
- ENQUILLER, v. n. Entrer quelque part comme une boule au jeu de quilles,—dans l'argot du peuple.
- ENQUILLEUSE, s. f. Femme qui porte un tablier pour dissimuler ce qu'elle vole.
- ENROSSER, v. a. Dissimuler les vices rédhibitoires d'un cheval, d'une rosse,—dans l'argot des maquignons.
- ENTABLEMENT, s. m. Épaules,—dans l'argot des faubouriens.
- ENTAILLER. Tuer,—dans l'argot des prisons.
- ENTAULER, v. n. Entrer dans la taule, ou ailleurs. Même argot.
Entauler à la planque. Entrer dans sa cachette.
- ENTENDRE DE CORNE, v. n. Entendre autre chose que ce qu'on dit,—dans l'argot des bourgeois.
- ENTENDRE QUE DU VENT (N'y). N'y rien entendre,—dans l'argot du peuple.
- ENTERREMENT, s. m. Morceau de viande quelconque fourré dans un morceau de pain fendu,—comme, par exemple, une tranche de gras-double revenu dans la poêle et que la marchande vous donne tout apprêté, tout enterré dans une miche de pain de marchand de vin.
- ENTICHER (S'). Se prendre d'affection pour quelqu'un au point de le gâter de caresses et d'amitiés. Argot des bourgeois.
Se dit aussi à propos des choses.
- ENTIFFER, v. n. Entrer,—dans l'argot des faubouriens.
- ENTIFFER, v. a. Enjôler, ruser,—dans l'argot des voleurs.
Ils disent aussi Entifler.
- ENTONNER, v. n. Boire,—dans l'argot du peuple.
- ENTONNOIR, s. m. La bouche,—dans l'argot des faubouriens, imitateurs involontaires des Beggars anglais, qui disent de même gan, aphérèse de began (begin commencer, entonner).
- ENTORTILLER, v. a. Circonvenir,—dans l'argot des marchands. Captiver, allumer,—dans l'argot des petites dames. Ennuyer,—dans l'argot du peuple.
- ENTORTILLER (S'), v. réfl. S'embarrasser, s'empêtrer dans ses réponses.
- EN-TOUT-CAS, s. m. Parapluie à deux fins, trop grand pour le soleil, trop petit pour la pluie,—dans l'argot des bourgeoises, qui font toujours les choses à moitié.
- ENTRAÎNEMENT, s. m. Méthode anglaise, devenue française qui s'applique aux hommes aussi bien qu'aux chevaux, et qui consiste à faire maigrir, ou plutôt à dégraisser les uns et les autres pour leur donner une plus grande légèreté et une plus grande vigueur.
- ENTRAÎNER, v, a. et n. Soumettre un cheval, un jockey ou un rameur à un régime particulier, de façon qu'ils pèsent moins et courent et rament mieux.
- ENTRAVAGE, s. m. Conception d'un vol, d'un mauvais coup,—dans l'argot des voleurs.
- ENTRAVER, v. a. Comprendre, entendre,—dans l'argot des voleurs, qui emploient là un des plus vieux mots de la langue des honnêtes gens, car ils disent aussi Enterver comme Rutebeuf et l'auteur d'Ogier le Danois.
Entraver bigorne ou arguche. Comprendre et parler l'argot.
Signifie aussi: Embarrasser la police.