Entraver nibergue ou niente. N'y entendre rien.
- ENTRECÔTE DE BRODEUSE. Morceau de fromage de Brie,—dans l'argot du peuple, qui sait que les brodeuses, ainsi que les autres ouvrières, ne gagnent pas assez d'argent pour déjeuner à la fourchette comme les filles entretenues.
- ENTREFILET, s. m. Petit article placé dans le corps du journal, entre deux autres.
- ENTREFESSON, s. m. Le périnée,—dans l'argot du peuple, qui parle comme écrivait Ambroise Paré.
- ENTRELARDÉ, s. et adj. Homme qui n'est ni gras ni maigre.
- ENTRELARDER, v. a. Mêler, farcir, au propre et au figuré.
- ENTRER AUX-QUINZE-VINGTS. Dormir,—dans l'argot des faubouriens, qui ont cette facétie à leur disposition chaque fois qu'ils éprouvent le besoin de fermer les yeux.
- ENTRER DANS LA CONFRÉRIE DE SAINT-PRIS, v. n. Se marier,—dans l'argot du peuple, qui s'y laisse prendre plus volontiers que personne.
- ENTRETENEUR, s. m. Galant homme qui a un faible pour les femmes galantes, et dépense pour elles ce que bien certainement il ne dépenserait pas pour des rosières.
- ENTRETENIR (Se faire). Préférer l'oisiveté au travail, le Champagne à l'eau filtrée, les truffes aux pommes de terre, l'admiration des libertins à l'estime des honnêtes gens.
L'expression est vieille comme l'immoralité qu'elle peint.
- ENTRIPAILLÉ, adj. Gros, gras, ventripotent.
- ENTRIPAILLER (S'), v. réfl. Manger de façon à devenir pansu.
- ENTROLER, v. a. Emporter,—dans l'argot des voleurs.
- ENVELOPPER, v. a. Arrêter les contours d'un dessin, d'une peinture,—dans l'argot des artistes.
- ENVOYER, v. a. et n. Injurier, se moquer, critiquer,—dans l'argot du peuple.
C'est bien envoyé! Se dit d'une repartie piquante ou d'une impertinence réussie.
- ENVOYER A LA BALANÇOIRE, v. a. Se débarrasser sans façon de quelqu'un ou de quelque chose. Argot des faubouriens.
- ENVOYER A L'OURS, v. a. Prier impoliment quelqu'un de se taire ou de s'en aller. Même argot.
- ENVOYER FAIRE LAN LAIRE, v. a. Se débarrasser de quelqu'un,—dans l'argot des bourgeois, qui n'osent pas employer un plus gros mot.
Ils disent aussi Envoyer promener.
- ENVOYER PAÎTRE, v. a. Prier brusquement quelqu'un de s'en aller ou de se taire.
- ÉOLE, s. m. Ventris flatus,—dans l'argot des faubouriens, heureux que le fils de Jupiter leur fournisse un prétexte à une équivoque.
- ÉPAIS, s. m. Le cinq et le six,—dans l'argot des joueurs de dominos.
- ÉPARGNER LE POITOU, v. a. Prendre des précautions,—dans l'argot des voleurs.
- ÉPATAGE, s. m. Action d'éblouir, de renverser quelqu'un les quatre pattes en l'air par la stupéfaction ou l'admiration. Argot du peuple.
On dit aussi Epatement.
- ÉPATAMMENT, adv. D'une façon épatante.