L'expression appartient à M. Roger Delorme. (Tintamarre du 28 janvier 1866).
- ÉPATANT, adj. Étonnant, extraordinaire.
- ÉPATE, s. f. Apocope d'Epatage.
Faire de l'épate. Faire des embarras, en conter, en imposer aux simples.
- ÉPATEMENT, s. m. Étonnement.
- ÉPATER, v. a. Étonner, émerveiller, par des actions extravagantes ou par des paroles pompeuses.
Épater quelqu'un. L'intimider.
Signifie aussi: Le remettre à sa place.
- ÉPATEUR, s. m. Homme qui fait des embarras, qui raconte des choses invraisemblables que les imbéciles s'empressent d'accepter comme vraies.
- ÉPATEUSE, s. f. Drôlesse qui fait des effets de crinoline exagérés sur le boulevard, pour faire croire aux passants,—ce qui n'existe pas.
- ÉPICEMAR, s. m. Épicier,—dans l'argot des faubouriens.
- ÉPICÉPHALE, s. m. Chapeau,—dans l'argot des étudiants, à qui le grec est naturellement familier επι ([grec: epi], sur, et κεφαλη [grec: kephalê], tête).
- ÉPICER, v. a. Médire, railler, et même calomnier,—dans l'argot des faubouriens, à qui le poivre ne coûte rien quand il s'agit d'assaisonner une réputation.
- ÉPICERIE, s. f. Bourgeoisisme,—dans l'argot des romantiques.
Le mot est de Théophile Gautier.
- ÉPICE-VINETTE, s. m. Épicier,—dans l'argot des voleurs,
- ÉPICIER, s. et adj. Homme vulgaire, sans goût, sans esprit, sans rien du tout,—dans l'argot des gens de lettres et des artistes, pleins de dédain pour les métiers où l'on gagne facilement sa vie.
- ÉPINGLE A SON COL (Avoir une). Avoir un verre de vin, payé d'avance par un camarade, à boire sur le comptoir voisin de l'atelier. Argot des ouvriers.
On dit aussi Avoir un factionnaire à relever.