- Étron, s. m. Stercus,—dans le même argot.
Signifie aussi: Homme mou, sans consistance, sans valeur.
L'expression est ignoble, mais elle a de nobles parrains. Rabelais n'a-t-il pas dit, au chapitre des Meurs et conditions de Panurge: «Il fit une tarte bourbonnoise, composée de force de ailz..., d'estroncs tous chaulx, et la destrempit en sanie de bosses chancreuses?»
- ÉTRONNER, v. n. Cacare,—dans l'argot des faubouriens.
- ET TA SœUR! Expression fréquemment employée par les faubouriens à tout propos et même sans propos, comme réponse à une importunité, à une demande extravagante, ou pour se débarrasser d'un fâcheux.
On dit quelquefois aussi: Et ta sœur, est-elle heureuse? C'est le refrain d'une chanson très populaire,—malheureusement.
- ÉTUDIANT DE LA GRÈVE, s. m. Maçon,—dans l'argot du peuple.
- ÉTUDIANTE, s. f. Grisette,—dans l'argot des ouvriers.
Etudiante pur sang. Fille destinée à embellir l'existence de plusieurs générations d'étudiants.
- ÉTUI, s. m. La peau du corps,—dans l'argot du peuple, qui a l'honneur de se rencontrer avec Shakespeare (case).
Se dit aussi pour Vêtements.
- ÉTUI A LORGNETTE, s. m. Cercueil,—dans l'argot des voyous, qui ont parfaitement saisi l'analogie de forme existant entre deux choses pourtant si différentes comme destination.
- EUSTACHE, s. m. Couteau,—dans l'argot du peuple, qui dit aussi: Ustache.
- ÉVANOUIR (S'). S'en aller de quelque part,—dans l'argot des faubouriens.
- ÉVAPORER, v. a. Voler quelque chose adroitement,—dans le même argot.
- ÉVENTAIL A BOURRIQUE, s. m. Bâton,—dans le même argot.
- ÉVÊQUE DE CAMPAGNE, s. m. Pendu,—dans l'argot du peuple, qui veut dire que ces sortes de suicidés bénissent avec les pieds.
- EXCELLENT (Être). Puer de l'aisselle,—dans l'argot des bourgeois, qui font des calembours par à peu près et pour faire celui-ci sont forcés de prononcer essellent.
- EXÉCUTER QUELQU'UN, v. a. Lui interdire l'entrée de la Bourse, parce qu'il est insolvable,—dans l'argot des coulissiers.
- EXPÉDIER, v. a. Tuer,—dans l'argot du peuple.
- EXPERT, s. m. Officier de loge,—dans l'argot des francs-maçons.
- EXTRA, s. m. Garçon de supplément,—dans l'argot des cafés et des restaurants.
- EXTRA, s. m. Dîner fin,—dans l'argot des bourgeois qui traitent.
- EXTRA, s. m. Petite débauche supplémentaire,—dans l'argot du peuple.