On dit aussi Fanon, afin qu'aucune injure ne soit épargnée à l'homme par l'homme.
- FANANDEL, s. m. Frère, ami, compagnon,—dans l'argot des prisons.
Grands fanandels. Association de malfaiteurs de la haute pègre, formée en 1816, «à la suite d'une paix qui mettait tant d'existences en question», d'après Honoré de Balzac.
- FANFAN, s. f. Jeune fille,—dans l'argot du peuple, qui a parfois la parole caressante, s'il a la main rude.
Se dit aussi d'un enfant quelconque.
- FANFAN BENOITON, s. m. Petit garçon de manières et d'un langage au-dessus de son âge,—dans l'argot des gens de lettres, par allusion au petit personnage de la comédie de M. Victorien Sardou (1865-1866). C'est le pendant de Fouyou.
- FANFARER, v. n. et a. Faire des réclames à une pièce ou à un livre, à une danseuse ou à un chien savant,—dans l'argot des gens de lettres.
- FANFE, s. f. Tabatière,—dans l'argot des voleurs.
On dit aussi Fonfe.
- FANFOUINER, v. n. Priser,—dans l'argot des voyous.
- FANFOUINEUR, s. m. Priseur.
- FANTAISIE, s. f. Caprice amoureux,—dans l'argot de Breda-Street, où l'on est très fantaisiste.
- FANTAISISME, s. m. Ecole littéraire antagoniste du Réalisme. C'est le dévergondage à la quinzième puissance, c'est l'extravagance chauffée à une douzaine d'atmosphères. La littérature d'autrefois a connu cette infirmité de l'esprit, cette maladie de l'imagination, mais à l'état d'exception; la littérature d'aujourd'hui a moins de santé, mais il faut espérer qu'elle n'en mourra pas.
- FANTAISISTE, s. et adj. Ecrivain pyrotechnicien, plus fier de parler aux yeux que de s'adresser à l'esprit, plus amoureux des fulgurants effets de style que bon observateur des règles du bien dire, et, comme tel, destiné à durer autant qu'un feu d'artifice: fusées tombées, fusées mortes!
- FANTASIA, s. t. Caprice, lubie, fantaisie,—dans l'argot du peuple.
- FARAUD, s. m. Monsieur,—dans l'argot des voleurs et du peuple, qui ont remarqué que les messieurs avaient assez ordinairement l'air fiérot.
A signifié aussi, à l'origine, souteneur de filles, comme le prouvent ces vers cités par Francisque Michel:
«Monsieur, faut vous déclarer