Avoir fait ses farces. Avoir eu beaucoup de maîtresses ou un grand nombre d'amants.
- FARCEUR, s. m. Homme d'une moralité équivoque, qui jongle avec les choses les plus sacrées et se joue des sentiments les plus respectables; débiteur qui restera toujours volontairement insolvable; amant qui exploitera toujours la crédulité—et la bourse—de ses maîtresses, etc., etc.
- FARCEUSE, s. f. Femme ou fille qui ne prend au sérieux rien ou personne, pas plus l'amour que la vertu, pas plus les hommes que les femmes, et qui se dit, comme Louis XV: «Après moi le déluge!»
- FARD, s. m. Mensonge, broderie ajoutée à un récit,—dans l'argot du peuple.
Sans fard. De bonne foi.
- FARD, s. m. Rougeur naturelle du visage.
Avoir un coup de fard. Rougir subitement, sous le coup d'une émotion ou de l'ébriété.
- FARDER (Se), v. réfl. Se griser,—par allusion aux rougeurs que l'ivresse amène sur le visage en congestionnant le cerveau.
- FAR-FAR, adv. Vite, promptement,—dans l'argot des voleurs.
- FARFOUILLER, v. n. Chercher quelque chose avec la main, remuer tout pour le trouver. Argot du peuple.
- FARFOUILLEUR, adj. et s. Homme qui se plaît, comme Tartufe, à s'approcher plus qu'il ne convient des robes des femmes, afin de s'assurer que l'étoffe en est moelleuse.
- FARGUE, s. f. Charge, poids,—dans l'argot des voleurs, qui doivent avoir emprunté cette expression aux marins.
- FARGUEMENT, s. m. Chargement.
- FARGUER, v. a. Charger.
Signifie aussi Rougir.
- FARGUEUR, s. m. Chargeur.
- FARIBOLE, s. f. Farce, plaisanterie, gaminerie,—dans l'argot du peuple.
Signifie aussi: Chose sans importance, objet de peu de valeur.
On disait autrefois et on dit encore quelquefois Falibourde.