- FARINEUX, adj. Excellent, parfait,—dans l'argot des faubouriens, pour qui il n'y a rien au-dessus du pain, si ce n'est la brioche.
- FATIGUE, s f. Le travail du bagne.
- FATIGUER, v. n. et act. Salir un livre à force de le consulter,—dans l'argot des relieurs.
- FAUBOURIEN, s. m. Homme mal élevé, grossier, dans l'argot des bourgeois, qui voudraient bien être un peu plus respectés du peuple qu'ils ne le sont.
- FAUCHANTS, s. m. pl. Ciseaux,—dans l'argot des voleurs.
Ils disent aussi Faucheux.
- FAUCHÉ (Être). Être guillotiné au bagne.
- FAUCHE-ARDENT, s. m. Mouchettes,—dans l'argot des voleurs.
- FAUCHER, v. a. Couper,—dans le même argot, où on emploie ce verbe au propre et au figuré.
Faucher le colas. Couper le cou.
Faucher dans le pont. Donner aveuglément dans un piège.
Faucher le grand pré. Être au bagne.
- FAUCHER LE PERSIL, v. a. Se promener, en toilette «esbrouffante», sur les trottoirs les plus et les mieux fréquentés. Argot des filles et de leurs souteneurs.
On dit aussi Cueillir le persil, Aller au persil, et Persiller.
- FAUCHEUR, s. m. Le bourreau,—dans l'argot des prisons où l'allégorie du Temps est une sinistre réalité.
- FAUCHEUX, s. m. Homme à jambes longues et grêles comme les pattes du Phalangium,—dans l'argot du peuple, qui ne laisse passer devant lui aucune infirmité grave ou légère, sans la saluer d'une injure ou tout au moins d'une épigramme.
- FAUCHURE, s. f. Coupure.
- FAUSSE-COUCHE, s. f. Homme raté, sans courage, sans vertu, sans talent, sans quoi que ce soit,—dans l'argot du peuple.
- FAUTER, v. n. Commettre une faute,—dans le même argot.
- FAUX-BOND, s. m. Manque de parole,—dans l'argot des bourgeois.
Faire faux-bond à l'échéance. N'être pas en mesure de payer.