- FINASSEUSE, s. f. Femme rusée, qui sait faire jouer les fils du pantin-homme.
- FINAUD, adj. et s. Homme trop malin et pas assez loyal.
- FINE-LAME, s. f. Homme habile à l'escrime,—dans l'argot des salles d'armes.
- FINE-MOUCHE, s. f. Femme rusée, experte; homme «malin»,—dans l'argot des bourgeois.
- FINESSES COUSUES DE FIL BLANC, s. f. pl. Finesses grossières, farces qui sont facilement devinées, trahisons qui sont facilement éventées.
- FINI, adj. Qui atteint le plus haut degré en bien ou en mal.
Troupier fini. Soldat parfait.
- FINIR EN QUEUE DE POISSON, v. n. Finir désagréablement, fâcheusement, tristement, platement, bêtement,—dans l'argot du peuple, qui cependant ne connaît pas le desinat in piscem d'Horace.
- FINIR EN QUEUE DE RAT, v. n. finir fâcheusement, tristement, bêtement,—dans l'argot des ouvriers qui ont servi dans l'infanterie de marine.
- FIOLE, s. f. Bouteille de vin,—dans l'argot du peuple, qui ne sait pas être si près de la véritable étymologie: φιαλη [grec: phialê] (vase à boire).
- FIOLER, v. a. Boire, vider une ou plusieurs fioles de vin.
Fioler le rogome. Boire de l'eau-de-vie.
- FIOLEUR, s. m. Ivrogne.
- FION, s. m. Dernière main mise à un ouvrage,—dans l'argot des ouvriers et des artistes.
Coup de fion. Soins de propreté, et même de coquetterie.
- FIONNER, v. a. et n. Donner le dernier coup de lime ou de rabot; mettre la dernière main à une chose; avoir du fion.
- FIONNEUR, s. m. Ouvrier qui s'habille en monsieur, qui fait le bourgeois.
- FIORITURES, s. f. pl. Choses ajoutées à un récit pour l'embellir et souvent pour le dénaturer,—dans l'argot des gens de lettres, qui ont emprunté cette expression aux chanteurs et en font le même abus que ces derniers.
- FIOTTE, s. f. Petite fille,—dans l'argot caressant du peuple.
On dit aussi Fillotte.
- FIQUER, v. a. Enfoncer, ficher,—dans l'argot des voleurs.
- FIRTS, s. m. Nates,—dans l'argot des faubouriens.
- FISTON, s. m. Fils, enfant.