- FOURLINE, s. f. Association de meurtriers, ou seulement de voleurs.
- FOURLOURD, s. m. Malade,—dans l'argot des prisons.
- FOURLOUREUR, s. m. Assassin.
- FOURMILLON, s. m. Marché, qui fourmille de monde. Même argot.
Fourmilion à gayets. Marché aux chevaux.
- FOURNÉE, s. f. Promotions périodiques à des grades ou à des distinctions honorifiques. Argot des troupiers.
Le mot a deux cents ans de noblesse: Saint-Siméon parle quelque part de «l'étrange fournée» de ducs et pairs de 1663.
- FOURNIER, s. m. Garçon chargé de verser le café aux consommateurs. Argot des limonadiers.
- FOURNIL, s. m. Lit,—dans l'argot des faubouriens, par allusion à la chaleur qu'on y trouve ordinairement.
- FOURNION, s. m. Insecte, de fournil ou d'ailleurs,—dans l'argot des voyous.
- FOURNITURE, s. f. Les fines herbes d'une salade, cerfeuil, estragon, pimprenelle, civette, ciboulette et cresson alénois. Argot des ménagères.
- FOUROBE, s. f. Fouille,—dans l'argot des bagnes.
- FOUROBER, v. a. Fouiller les effets des forçats.
- FOURRAGER, v. a. et n. Chiffonner de la main la robe d'une femme,—sa doublure surtout. Argot des bourgeoises.
- FOURRAGEUR, adj. et s. Homme qui aime à chiffonner les robes des femmes.
- FOURRER DANS LE GILET (S'en). Boire à tire-larigot. Argot du peuple.
- FOURRER LE DOIGT DANS L'œIL (Se). S'illusionner, se faire une fausse idée des choses, des hommes et des femmes. Argot des faubouriens.
Superlativement, ils disent aussi Se fourrer le doigt dans l'œil jusqu'au coude. Les faubouriens qui tiennent à se rapprocher de la bonne compagnie par le langage disent, eux: Se mettre le doigt dans l'œil.
- FOURRER SON NEZ, v. a. Se mêler de ce qui ne vous regarde pas,—dans l'argot des bourgeois.
On dit aussi Fourrer son nez partout.
- FOURRER TOUT DANS SON VENTRE. Manger sa fortune.
- FOUTAISE, s. f. Chose de peu d'importance, morceau de peu de valeur,—dans l'argot du peuple.
Dire des foutaises. Dire des niaiseries.