- FOUTIMASSER, v. n. Ne rien faire qui vaille.
- FOUTIMASSEUR, s. m. Homme qui fait semblant de travailler.
- FOUTRE (Se). Se moquer,—dans l'argot du peuple, qui ne mâche pas ses mots, et, d'ailleurs, n'attache pas à celui-ci d'autre sens que les bourgeois au verbe se ficher. D'un autre côté aussi, n'est-il pas autorisé à dire ce que le bibliophile Jacob n'a pas craint d'écrire dans Vertu et tempérament,—un roman fort curieux et fort intéressant sur les mœurs de la Restauration, où on lit: «Quand un lâche nous trahirait, nous nous en foutons!»
- FOUTRE DU PEUPLE (Se). Se moquer du public, braver l'opinion du monde.
- FOUTRE LA PAIX. Laisser tranquille.
- FOUTRE LE CAMP. Déguerpir, s'enfuir au plus vite.
Signifie aussi: Disparaître,—en parlant des choses. «Le torchon blanc a foutu le camp!» s'écrie le concierge de la comtesse Dorand dans le roman cité plus haut.
- FOUTRE SON BILLET (En). Donner sa parole qu'une chose sera faite, parce qu'on y tient beaucoup. Quand un ouvrier a dit à quelqu'un: Je t'en fous mon billet! c'est comme s'il avait juré par le Styx.
- FOUTRE UN COUP DE PIED A QUELQU'UN. Lui faire un emprunt,—le taper d'une somme quelconque.
On dit aussi Lui foutre un coup de pied dans les jambes,—mais seulement lorsqu'il s'agit d'un emprunt plus important. Une nuance!
- FOUTRIQUET, s. m. Homme de petite taille.
A signifié, il y a soixante-dix ans, Fat, ridicule, intrigant.
On dit aussi Fautriot.
- FOUTU, adj. Mauvais, détestable, exécrable.
Foutue besogne. Triste besogne.
Foutue canaille. Canaille parfaite.