- FUMERONS, s. m. pl. Jambes,—dans l'argot des faubouriens, qui disent cela surtout quand elles sont maigres.
- FUMER SA PIPE. Se dit,—dans l'argot des infirmiers,—«d'un symptôme qui se présente quelquefois dans les apoplexies: le malade, dont un côté de la face est paralysé, a ce côté gonflé passivement à chaque expiration; mouvement qui a quelque ressemblance avec celui d'un fumeur.»
- FUMER SES TERRES. Être enterré dans sa propriété. Argot des bourgeois.
Voltaire a employé cette expression.
- FUMER SES TERRES. Épouser, noble et pauvre, une fille de vilain, riche,—laquelle selon l'expression de Montesquieu, «est comme une espèce de fumier qui engraisse une terre montagneuse et aride».
- FUSEAUX, s. m. pl. Jambes grêles,—dans l'argot du peuple, qui parle comme a écrit Voltaire.
- FUSÉE, s. f. Jet de vin qui sort de la bouche d'un homme qui en a trop bu.
Lâcher une fusée. Vomir.
- FUSER, s. m. Levare ventri onus,—dans l'argot des troupiers.
- FUSIL, s. m. Estomac,—dans l'argot des faubouriens.
Se coller quelque chose dans le fusil. Manger ou Boire.
Ecarter du fusil. Cracher une pluie de salive en parlant à quelqu'un.
- FUSILLER, v. n. Donner un mauvais dîner—dans l'argot des troupiers.
- FUTÉ, adj. et s. Malin, rusé, habile,—dans l'argot du peuple qui emploie souvent ce mot en bonne part.