G
- GABATINE, s. f. Plaisanterie,—dans l'argot du peuple, héritier des anciens gabeurs, dont il a lu les prouesses dans les romans de chevalerie de la Bibliothèque Bleue.
Donner de la gabatine. Se moquer de quelqu'un, le faire aller, en s'en moquant.
- GABEGIE, subst. f. Fraude, tromperie.
Est-ce un souvenir de la gabelle, ou une conséquence du verbe se gaber?
- GABELOU, s. m. Employé de l'octroi, le Gabellier de nos pères.
- GACHER, v. n. Se dit à propos du mauvais temps, de la boue et de la neige qui rendent les rues impraticables.
Cependant, au lieu de Il gâche, on dit plus fréquemment: Il fait gâcheux ou il fait du gâchis.
- GACHER DU GROS, v. a. Levare ventris onus.
- GACHEUR, adj. et s. Écrivain médiocre, qui gâche les plus beaux sujets d'articles ou de livres par son inhabileté ou la pauvreté de son style. Argot des gens de lettres.
- GACHEUSE, s. f. Femme ou fille du monde de la galanterie, qui ne connaît le prix de rien excepté celui de ses charmes.
- GACHIS, s. m. Embarras politique ou financier.
Il y aura du gâchis. On fera des barricades, on se battra.
- Gadin, s. m. Bouchon,—dans l'argot des voyous.