- GARGOUILLER, v. n. Avoir des borborygmes.
On dit aussi Trifouiller.
- GARGUE, s. f. Bouche,—dans l'argot des voleurs.
C'est l'apocope de Gargoine.
- GARNAFFE, s. f. Ferme,—dans le même argot.
- GARNAFFIER, s. m. Fermier, paysan.
- GARNISON, s. f. Pediculi,—dans l'argot du peuple.
Naturellement c'est une garnison de grenadiers.
- GAS, s. m. Garçon, enfant mâle,—dans l'argot du peuple, qui trouve plus doux de prononcer ainsi que de dire gars.
Beau gâs. Homme solide.
Mauvais gâs. Vaurien, homme suspect.
- GATEAU FEUILLETÉ, s. m. Bottes qui se délitent,—dans l'argot des faubouriens.
- GÂTE-MÉTIER, s. m. Ouvrier qui met trop de cœur à l'ouvrage; marchand qui vend trop bon marché,—dans l'argot du peuple, qui, s'il le connaissait, citerait volontiers le mot de Talleyrand: «Pas de zèle! Pas de zèle!»
- GÂTER LA TAILLE (Se), pour une femme «devenir enceinte».
- GÂTE-SAUCE, s. m. Garçon pâtissier.
- GATEUX, s. m. Journaliste sans esprit, sans style et sans honnêteté,—dans l'argot des gens de lettres, qui n'y vont pas de plume morte avec leurs confrères.
- GAU, s. m. Pou,—dans l'argot des voleurs.