Basourdir des gaux. Tuer des poux.
On a écrit autrefois Goth; Goth a été pris souvent pour Allemand; les Allemands passent pour des gens qui «se peignent avec les quatre doigts et le pouce»: concluez.
- GAU PICANTI, s. m. Le pediculus vestimenti.
- GAUDINEUR, s. m. Peintre-décorateur.
- GAUDISSARD, s. m. Commis-voyageur, loustic,—dans l'argot du peuple.
Le type appartient à Balzac, qui en a fait un roman; mais le mot appartient à la langue du XVIe siècle, puisque Montaigne a employé Gaudisserie pour signifier Bouffonnerie, plaisanterie.
- GAUDRIOLE, s. f. Parole leste dont une femme a le droit de rougir,—dans l'argot des bourgeois, qui aiment à faire rougir les dames par leurs équivoques.
- GAUDRIOLER, v. n. Rire et plaisanter aux dépens du goût et souvent de la pudeur.
- GAUDRIOLEUR, s. et adj. Bourgeois farceur, qui a de l'esprit aux dépens de Piron, qu'il a lu sans le citer, et de la morale, qu'il blesse sans l'avertir.
- GAULÉ, s. m. Cidre,—dans l'argot des voleurs et des paysans.
- GAULOIS, adj. et s. Homme gaillard en action, et surtout en paroles,—dans l'argot du peuple, qui a conservé «l'esprit gaulois» de nos pères, lesquels étaient passablement orduriers.
- GAUPE, s. f. Fille d'une conduite lamentable.
- GAUPERIE, s. f. Actions, conduite, dignes d'une gaupe.
- GAVÉ, s. m. Ivrogne,—dans l'argot des voleurs.
Ils disent aussi Gaviolé.
- GAVER (Se), v. réfl. Manger,—dans l'argot du peuple, qui prend l'homme pour un pigeon.
- GAVIOT, s. m. Gorge, gosier.
Serrer le gaviot à quelqu'un. L'étrangler, l'étouffer.
Autrefois on disait Gavion.
- GAVOT, s. m. Rival du Dévorant,—dans l'argot du compagnonnage.
- GAVROCHE, s. m. Voyou,—dans l'argot des gens de lettres, qui ont lu les Misérables de Victor Hugo.
- GAZ, s. m. Les yeux, que la passion allume si vite,—dans l'argot des faubouriens.