- GNOLLAIS, s. m. Batignollais,—dans l'argot des voyous.
- GNOLLE, adj. des 2 g. Paresseux; niais,—dans l'argot des faubouriens.
Quelques lexicographes du ruisseau veulent que l'on écrive et prononce gniole.
- GNOLLES- CEAUX, n. d. l. Batignolles-Monceaux.
- GNOLLES- CHY., Batignolles-Clichy.
- GNON, s. m. Meurtrissure que se fait une toupie ou un sabot,—dans l'argot des enfants; et par extension, Blessure que se font les hommes en se battant.
S'emploie au figuré.
- GO (De, ou Tout de), adv. Librement, sans façon, sans obstacle,—dans l'argot du peuple.
- GOBELOTTER, v. a. Aller de cabaret en cabaret.
Signifie aussi, Buvotter, boire à petits coups.
- GOBELOTTEUR, s. m. Ami des franches lippées, et des plantureuses réfections.
- GOBE-MOUCHERIE s. f. La franc-maçonnerie,—dans l'argot des voleurs.
- GOBE-MOUCHES, s. m. Imbécile, homme qui bée au vent au lieu de regarder à ses côtés, où se trouve parfois un pick-pocket. Argot du peuple.
- GOBER, v. a. Croire légèrement aux choses qu'on dit, avaler les mensonges avec autant de confiance que si c'étaient des vérités.
- GOBER, v. a. Avoir de la sympathie pour quelqu'un; ressentir de l'enthousiasme pour certaines idées. Argot des faubouriens.
Eprouver un sentiment subit de tendresse pour un compagnon,—dans l'argot des petites dames.
- GOBER (La). Être ruiné pour avoir trop cru aux Mercadets.
Par extension: Mourir.