- GOBER (Se). Avoir de la fatuité; s'écouter parler et se regarder dans une glace en parlant.
- GOBERGER (Se), v. réfl. Se complaire dans un endroit, dans un bon lit, dans un bon fauteuil, auprès d'un bon feu ou d'une bonne table.
On sait qu'on appelle goberges les ais du fond sanglé du lit.
- GOBER SON BœUF, v. a. Être furieux, d'une chose ou contre quelqu'un,—dans l'argot des ouvriers.
- GOBE-SON, s. m. Calice,—dans l'argot des voleurs.
- GOBET, s. m. Morceau de viande quelconque,—dans l'argot des bouchers, qui emploient ce mot à propos de la viande non encore détaillée.
- GOBET, s. m. Polisson; ouvrier qui se débauche,—dans l'argot du peuple.
Mauvais gobet. Méchant drôle.
- GOBICHONNADE, s. f. Ripaille.
- GOBICHONNER, v. n. Courir les cabarets; faire le lundi toute la semaine. Argot des ouvriers.
- GOBICHONNEUR, s. m. Ami des franches lippées.
- GOBIN, s. m. Bossu.
- GODAILLER, v. n. Courir les cabarets.
Ce verbe est un souvenir de l'occupation de Paris par les Anglais, amateurs de good ale.
- GODAILLEUR, s. m. Ivrogne, pilier de cabaret.
- GODAN, s. m. Rubrique, mensonge, supercherie,—dans l'argot des faubouriens.
Connaître le godan. Savoir de quoi il s'agit; ne pas se laisser prendre à un mensonge.
Tomber dans le godan. Se laisser duper; tomber dans un piège.
- GODANCER, v. n. Croire à un mensonge; tomber dans un piège,—dans un godan.
- GODDAM, s. m. Anglais,—dans l'argot du peuple, qui a trouvé moyen de désigner toute une nation par son juron favori.
- GODELUREAU, s. m. Jeune homme qui fait l'agréable auprès des «dames» et les réjouit,—dans l'argot des bourgeois qui n'aiment pas les Lovelaces.