On dit aussi Galouser.
- GOUALEUR, s. m. Chanteur des rues.
Goualeuse. Chanteuse.
- GOUAPE, s. f. Vagabondage; fainéantise,—dans l'argot du peuple.
- GOUAPE, s. f. Filou,—dans l'argot des faubouriens. Faiseur de poufs,—dans l'argot des cabaretiers.
On dit aussi Gouapeur. Cependant gouape a quelque chose de plus méprisant.
- GOUAPER, v. a. Flâner, chercher aventure.
- GOUGE, s. f. Fille ou femme qui vend l'amour au lieu de le donner,—dans l'argot du peuple, qui a déshonoré là un des plus vieux et des plus charmants mots de notre langue. Gouge, comme garce, n'avait pas à l'origine la signification honteuse qu'il a aujourd'hui; cela voulait dire jeune fille ou jeune femme. «En son aage viril espousa Gargamelle, fille du roy des Parpaillos, belle gouge,» dit Rabelais.
- GOUGNOTTE, s. f. «Femme ou fille qui abuse des personnes de son sexe,—d'où le verbe gougnotter,» dit Francisque Michel.
On dit aussi Gusse.
- GOUILLE (A la). A la volée,—dans l'argot des enfants, quand ils jouent à jeter des billes.
Envoyer à la gouille. Renvoyer quelqu'un qui importune,—dans l'argot des faubouriens.
- GOUILLOU, s. m. Gamin, voyou,—avec cette différence que le premier est le père du second, comme la lorette est la mère de la boule-rouge.
- GOUINE, s. f. Coureuse,—dans l'argot du peuple, qui a un arsenal d'injures à sa disposition pour foudroyer les drôlesses, ses filles.