Voilà encore un mot fort intéressant, à propos duquel la verve des étymologistes eût pu se donner carrière. On ne sait pas d'où il vient, et, dans le doute, on le fait descendre du verbe français se gausser, venu lui-même du verbe latin gaudere. On aurait pu le faire descendre de moins haut, me semble-t-il. Outre que Noël Du Fail a écrit gosseur et gosseuse, ce qui signifie bien quelque chose, jamais les Parisiens, inventeurs du mot, n'ont prononcé gausse. C'est une onomatopée purement et simplement,—le bruit d'une gousse ou d'une cosse.

Conter des gosses. Mentir.

Monter une gosse. Faire une farce.

Ils disent aussi Attrape-science et Môme.

On dit aussi Goussemard.

Signifie aussi Coureuse,—dans l'argot des bourgeois.