Être gogotte. Être un peu niais; faire l'enfant.
- GOGUENOT, s. m. Vase de fer-blanc,—dans l'argot des troupiers d'Afrique, qui s'en servent comme casserole et comme gobelet.
- GOGUENOT, s. m. Baquet-latrine,—dans l'argot des prisons et des casernes.
On dit aussi Goguenaux.
- GOGUETTE, s. f. Société chantante,—dans l'argot du peuple, qui lui aussi a son Caveau.
- GOGUETTE, s. f. Chanson joyeuse.
Être en goguette. Être de bonne humeur, grâce à des libations réitérées.
- GOGUETTIER, s. m. Chanteur de goguettes; membre d'une société chantante.
- GOÏ, s. m. Chrétien,—dans l'argot des voleurs.
- GOINFRADE, s. f. Repas copieux,—dans l'argot du peuple.
On dit aussi Goinfrerie.
- GOINFRE, s. m. Chantre,—dans l'argot des voleurs.
- GOINFRER (Se), v. réfl. Boire et manger avec excès,—comme font les gens qui ne mangent pas tous les jours.
- GOÎTREUX, s. m. Aménité de l'argot des gens de lettres, qui se croient autorisés à l'adresser à leurs rivaux,—qu'ils appellent aussi crétins, pour varier leurs injures.
- GOLGOTHER, v. n. Poser en martyr; se donner des airs de victime; faire croire à un Calvaire, à un Golgotha imaginaire.
Ce verbe appartient à Alexandre Pothey, graveur et chansonnier—sur bois.
- GOMBERGER, v. a. Compter—dans l'argot des prisons.
- GONCE, s. m. Homme quelconque du bois dont on fait les dupes,—dans l'argot des voleurs, qui ont remarqué que les bourgeois se parfumaient (concio).
- GONCIER, s. et adj. Homme rusé, malin, qui enfonce le gonce.
- GONZESSE, s. f. Femme en général, et, en particulier, Maîtresse, concubine.
- GORET, s. m. Premier ouvrier,—dans l'argot des cordonniers.
- GORET, s. m. Homme malpropre, petit cochon,—dans l'argot du peuple, qui a appelé la reine Isabeau la grande gore.
- GORGE, s. f. Étui,—dans l'argot des voleurs.
- GORGNIAT, s. m. Homme malpropre, cochon,—dans l'argot des faubouriens, qui emploient cette expression au propre et au figuré.
- GOSSE, s. f. Bourde, menterie, attrape,—dans l'argot des écoliers et du peuple.