- GRAFFIN, s. m. Chiffonnier.
- GRAILLON, s. f. Servante malpropre, cuisinière peu appétissante. Argot du peuple.
On dit aussi Marie-Graillon.
- GRAILLONNER, v. n. Cracher fréquemment.
- GRAILLONNER, v. n. S'entretenir à haute voix, d'une fenêtre ou d'une cour à l'autre,—dans l'argot des prisons.
- GRAILLONNEUR, s. m. Homme qui crache à chaque instant.
- GRAILLONNEUSE, s. f. Femme qui vient laver son linge au bateau sans être du métier,—dans l'argot des blanchisseuses.
- GRAIN, s. m. Pièce de cinquante centimes,—dans l'argot des voleurs.
- GRAIN (Avoir un), v. a. Être un peu fou, ou seulement maniaque,—dans l'argot du peuple.
- GRAINE D'ATTRAPE, s. f. Mensonge, moquerie, tromperie.
- GRAINE DE CHOU COLOSSAL, s. f. Amorce pour duper les simples.
C'est un souvenir des réclames faites il y a vingt ans par un industriel possesseur d'une variété de brassica oleracea fantastique, servant à la fois à la nourriture des hommes et des bestiaux, et donnant un ombrage agréable pendant l'été.
- GRAINE D'ÉPINARDS, s. f. Épaulettes des officiers supérieurs,—dans l'argot des troupiers, dont ce légume est le desideratum permanent.
Porter la graine d'épinards. Avoir des épaulettes d'officier supérieur.
- GRAISSE, s. m. Variété de voleur dont Vidocq donne le signalement et l'industrie (p. 193).
- GRAISSE, s. f. Argent,—dans l'argot du peuple, qui sait que c'est avec cela qu'on enduit les consciences pour les empêcher de crier lorsqu'elles tournent sur leurs gonds.
- GRAISSER, v. a. Gratter,—dans l'argot des voleurs.
- GRAISSER LA PATT, v. a. Acheter la discrétion de quelqu'un, principalement des inférieurs, employés, concierges ou valets.
On dit aussi graisser le marteau,—mais plus spécialement en parlant des concierges.
- GRAISSER LES BOTTES, v. a. Donner des coups à quelqu'un,—dans l'argot des faubouriens.
Signifie aussi: Faire des compliments à quelqu'un, le combler d'aise en flattant sa vanité.