- GUIGNONNÉ (Être). Être poursuivi par la déveine au jeu, par l'insuccès dans ce qu'on entreprend.
- GUIMBARDE, s. f. Voiture mal suspendue, comme les coucous d'il y a cinquante ans,—dans l'argot des faubouriens, qui emploient aussi cette expression à propos de n'importe quelle voiture.
L'expression se trouve dans Restif de la Bretonne, qui l'emploie à propos d'une «grande voiture à quatre roues chargée de marchandises».
Se dit aussi en parlant d'une vieille guitare.
- GUINAL, s. m. Juif,—dans l'argot des voleurs.
Grand-guinal. Le Mont-de-Piété.
- GUINCHE, s. f. Grisette de bas étage, habituée de bastringues mal famés.
- GUINCHE, s. f. Bal de barrière,—dans l'argot des voyous, qui appellent de ce nom la Belle Moissonneuse, Aux Deux Moulins, le Vieux chêne, rue Mouffetard, le Salon de la Victoire, à Grenelle, etc.
- GUINCHER, v. n. Danser.
- Guincher (Se). S'habiller à la hâte,—et mal.
- GUINCHEUR, s. m. Habitué des bastringues.
- GUINDAL, s. m. Verre,—dans l'argot des bouchers.
Siffler le guindal. Boire.
- GUINGOIS (De), adv. De travers,—dans l'argot du peuple.
- GUINGUETTE, s. f. Grisette,—parce qu'elle hante les bals de barrière.
- GUITARE, s. f. Rengaîne; plainte banale, blague sentimentale,—dans l'argot des artistes et des gens de lettres, reconnaissants à leur manière envers les beaux vers des Orientales de Victor Hugo.
- GY, adv. Oui,—dans l'argot des voleurs.