On dit aussi: Avoir son petit jeune homme.
- JEUNE SEIGNEUR, s. m. Gandin,—du moins d'après madame Eugénie Foa, à qui je laisse toute la responsabilité de ce néologisme, que je n'ai jamais entendu, mais qu'elle déclare, à la date du 1er mars 1840, être «le titre de bon goût remplaçant ceux de petits-maîtres, beaux-fils, muscadins, etc..» Greffier fidèle, j'enregistre tout.
- JEUNESSE, s. f. Jeune fille,—dans l'argot du peuple.
- JEUNET, ETTE, adj. Qui est un peu trop jeune, et par conséquent trop naïf.
S'emploie aussi à propos d'un vin trop nouveau et que sa verdeur rend désagréable au palais.
- JEUX SANGLANTS DE MARS (Les). La guerre,—dans l'argot des académiciens.
- JIGLER, v. a. et n. Sauter en s'éparpillant. Ne s'emploie qu'à propos des liquides, vin, boue ou sang.
- JINGLARD, s. m. Petit vin suret, ou le vin au litre en général,—dans l'argot du peuple, qui ne veut plus dire ginguet, et encore moins guinguet, une étymologie cependant.
- JOB, s. m. Innocent, imbécile, dupe,—dans l'argot des faubouriens, qui parlent comme écrivaient Noël Du Fail en ses Propos rustiques et d'Aubigné en sa Confession de Sancy.
- JOB, s. m. Tromperie, mensonge.
Monter un job. Monter un coup.
Monter le job. Tromper, jouer une farce.
- JOBARD, s. m. et adj. Homme par trop crédule, dont chacun se moque, les femmes parce qu'il est trop respectueux avec elles, les hommes parce qu'il est trop confiant avec eux.
C'est un mot de vieille souche, qu'on supposerait cependant né d'hier,—à voir le «silence prudent» que le Dictionnaire de l'Académie garde à son endroit.
- JOBARDER, v. a. Tromper, se moquer; duper.
Se faire jobarder. Faire rire à ses dépens.