- JOUER DU NAPOLÉON, v. a. Payer; dépenser sans compter,—dans l'argot des bohèmes, à qui ce jeu-là est interdit.
- JOUER DU PIANO, v. a. Se dit,—dans l'argot des maquignons, d'un cheval qui frappe inégalement des pieds en courant.
- JOUER DU POUCE, v. a. Dépenser de l'argent,—dans l'argot du peuple.
Signifie aussi Compter de l'argent.
- JOUER DU VIOLON, v. a. Scier ses fers,—dans l'argot des voleurs.
On dit aussi Jouer de la harpe.
- JOUER DU VIOLON, v. n. Se dit,—dans l'argot des écrivains fantaisistes, à propos des mouvements de systole et de diastole du cœur humain en proie à l'Amour, ce divin Paganini.
- JOUER LA FILLE DE L'AIR, v. a. S'en aller de quelque part; s'enfuir,—dans l'argot des faubouriens.
- JOUJOU, s. m. Jouet,—dans l'argot des enfants.
Faire joujou. S'amuser,—au propre et au figuré.
- JOUJOU, s. m. La croix d'honeur,—dans l'argot du peuple.
On se rappelle les tempêtes soulevées par Clément Thomas, employant cette expression en pleine Assemblée nationale.
- JOUJOUTER, v. n. Jouer, faire joujou,—dans l'argot des faubouriens, qui emploient ce verbe au propre et au figuré.
- JOUR DE LA SAINT- JEAN-BAPTISTE (Le). Le jour de l'exécution,—dans l'argot des prisons. C'est une allusion, comprise même des plus ignorants et des plus païens, à la décollation du Précurseur, dont la belle et cruelle Hérodiade ne pouvait digérer les mercuriales.
Les voleurs anglais ont aussi leur allusion à ce jour fatal, qu'ils appellent le Jour du torticolis (wry-neck day).