On dit aussi Saint Lâche.
- LACHER, v. a. Quitter.
Lâcher d'un cran. Abandonner subitement.
- LACHER LA RAMPE, v. a. Mourir,—dans l'argot des faubouriens.
- LACHER (Se), v. réfl. Oublier les lois de la civilité puérile et honnête, ventris flatum emittere,—dans l'argot des bourgeois.
On dit aussi En lâcher un ou une,—selon le sexe de l'incongruité.
- LACHER LE COUDE DE QUELQU'UN, v. a. Cesser de l'importuner,—dans l'argot des faubouriens.
C'est plutôt une exclamation qu'un verbe: Ah! tu vas me lâcher le coude! dit-on à quelqu'un qui ennuie, pour s'en débarrasser.
- LÂCHER SON ÉCUREUIL, v. a. Meiere,—dans l'argot des voyous.
- LACHER UN CRAN, v. a. Se déboutonner un peu quand on a bien dîné,—dans l'argot des bourgeois.
- LACHER UNE NAÏADE, v. a. Meiere,—dans l'argot facétieux des ouvriers.
Ils disent aussi Lâcher les écluses.
- LACHER UNE TUBÉREUSE. (V. Se lâcher.)
- LACHEUR, s. et adj. Homme qui abandonne volontiers une femme,—dans l'argot de Breda-Street, où le rôle d'Ariane n'est pas apprécié à sa juste valeur.
- LACHEUR, s. m. Homme qui laisse ses camarades «en plan» au cabaret, ou ne les reconduit pas chez eux lorsqu'ils sont ivres,—dans l'argot des ouvriers, que cette désertion humilie et indigne.