Foi d'homme! j'te crève un lampion!»
dit une chanson qui court les rues.
Lampions fumeux. Yeux chassieux.
- LANCE, s. f. Pluie,—dans l'argot des faubouriens, qui ont emprunté ce mot à l'argot des voleurs.
A qui qu'il appartienne, il fait image.
- LANCE, s. f. Balai,—dans le même argot.
- LANCE DE SAINT CRÉPIN, s. f. Alène,—dans l'argot du peuple, qui sait que saint Crépin est le patron des cordonniers.
- LANCÉ, s. m. Effet de jambes, dans l'argot des bastringueuses.
- LANCÉ, adj. Sur la pente de l'ivresse,—dans l'argot des bourgeois.
- LANCER, v. n. Meiere,—dans l'argot des voleurs.
- LANCER (Se), v. réfl. De timide devenir audacieux auprès des femmes. Argot des bourgeois.
- LANCEUR, s. m. Libraire qui sait vendre les livres qu'il édite,—dans l'argot des gens de lettres.
Bon lanceur. Éditeur intelligent, habile, qui vendrait même des rossignols,—par exemple Dentu, Lévy, Marpon, etc.
Le contraire de lanceur c'est Etouffeur,—un type curieux, quoiqu'il ne soit pas rare.
- LANCEUSE, s. f. Lorette vieillie sous le harnois, qui sert de chaperon, et de proxénète, aux jeunes filles inexpérimentées, dont la vocation galante est cependant suffisamment déclarée.
- LANCIER DU PRÉFET, s. m. Balayeur,—dans l'argot des faubouriens.
- LANCIERS, s. m. pl. Quadrille à la mode il y a une dizaine d'années.
Danser les lanciers. Danser ce quadrille.