- LANDERNAU, n. d. l. Ville de Bretagne située entre la Madeleine et la porte Saint-Martin,—dans l'argot des gens de lettres, qui ne se doutent peut-être pas que l'expression est octogénaire.
Il y a du bruit dans Landernau. Il y a un événement quelconque dans le monde des lettres ou des arts.
- LANDIER, s. m. Employé de l'octroi,—dans l'argot des voleurs, qui ont conservé le souvenir du Landit de Saint-Denis.
- LANDIÈRE, s. f. Boutique de marchand forain.
- LANGUARD, e, adj. et s. Bavard, bavarde, mauvaise langue,—dans l'argot du peuple.
Le mot sort des poésies de Clément Marot.
- LANGUE DES DIEUX (La). La poésie,—dans l'argot des académiciens, dont cependant les vers n'ont rien de divin.
- LANGUE VERTE, s. f. Argot des joueurs, des amateurs de tapis vert. Il y a, dans les Nuits de la Seine, drame de Marc Fournier, un professeur de langue verte qui enseigne et pratique les tricheries ordinaires des grecs. Le sens du mot s'est étendu: on sait quel il est aujourd'hui.
Langue verte! Langue qui se forme, qui est en train de mûrir, parbleu!
- LANSQUE, s. m. Apocope de Lansquenet,—dans l'argot de Breda-Street.
Faire un petit lansque. Jouer une partie de lansquenet.
- LANSQUAILLER, v. n. Meiere,—dans l'argot des voleurs.
On dit aussi Lascailler.