- LANSQUINE, s. f. Eau pluviale,—dans le même argot.
- LANSQUINER, v. n. Pleuvoir.
Lansquiner des chasses. Pleurer.
- LANTERNER, v. n. Temporiser; hésiter; marchander et n'acheter rien. Argot du peuple.
- LANTERNER, v. a. Ennuyer quelqu'un, le faire attendre plus que de raison, se moquer de lui.
- LANTERNES DE CABRIOLET, s. m. pl. Yeux gros et saillants.
- LANTERNIER, s. m. Homme irrésolu, sur lequel il ne faut pas compter.
- LANTIMÈCHE, s. m. Imbécile; jocrisse,—dans l'argot des faubouriens.
- LANTIPONNAGE, s. m. Discours importun, hésitation à faire ou dire une chose,—dans l'argot du peuple.
- LANTIPONNER, v. n. Passer son temps à bavarder, à muser.
- LANTURLU, s. m. Ecervelé, extravaguant, hurluberlu.
On disait autrefois L'Enturlé.
- LA PALFÉRINETTE, s. f. Princesse de la bohème galante, de bal et de trottoir,—dans l'argot des gens de lettres, qui ont consacré ainsi le souvenir de La Palférine de H. de Balzac.
- LAPIN, s. m. Apprenti compagnon,—dans l'argot des ouvriers.
- LAPIN, s. m. Homme solide de cœur et d'épaules,—dans l'argot du peuple.
Fameux lapin. Robuste compagnon, à qui rien ne fait peur, ni les coups de fusil quand il est soldat, ni la misère quand il est ouvrier.
- LAPIN s. m. Camarade de lit,—dans l'argot des écoliers, qui aiment à coucher seuls.
On sait quel était le lapin d'Encolpe, dans le Satyricon de Pétrone.
- LAPIN (En), adv. Être placé sur le siège de devant, avec le cocher,—dans l'argot du peuple.
- LAPIN DE GOUTTIÈRE, s. m. Chat.
- LAPIN FERRÉ, s. m. Gendarme à cheval,—dans l'argot des voleurs.
Ils l'appellent aussi Liège.