Tomber dans la limonade. Se laisser choir dans l'eau.
- LIMONADE, s. f. Etat de limonadier.
- LIMONADE, s. f. Assiette,—dans l'argot des voleurs.
- LIMOUSIN, s. m. Maçon,—dans l'argot du peuple, qui sait que les castors qui ont bâti Paris et qui sont en train de le démolir appartiennent à l'antique tribu des Lémovices.
- LIMOUSINE, s. f. Blouse de charretier.
- LIMOUSINE, s. f. Plomb,—dans l'argot des voleurs.
- LIMOUSINER, v. a. et n. Bâtir des maisons.
- LIMOUSINEUR, s. m. Voleur de plomb sur les toits.
- LINGE, s. m. Chemise,—dans l'argot du peuple. Jupon blanc de dessous,—dans l'argot des filles.
Avoir du linge. Porter une chemise blanche.
Faire des effets de linge. Retrousser adroitement sa robe, de façon à montrer trois ou quatre jupons éblouissants de blancheur et garnis de dentelles—de coton.
- LINGE LAVÉ (Avoir son). S'avouer vaincu; être pris,—dans l'argot des voleurs, qui, une fois en prison, n'ont plus à s'occuper de leur blanchisseuse.
- LINGRE, s. m. Couteau,—dans l'argot des voleurs, qui savent que Langres est la patrie de la coutellerie.
Lingriot. Petit couteau; canif; bistouri.
- LINGRER, v. a. Frapper à coups de couteau.
- LINGRERIE, s. f. Coutellerie.
- LINSPRÉ, s. m. Prince,—dans l'argot des voleurs, qui cultivent l'anagramme comme le grand Condé les œillets.
- LION, s. m. Homme qui, à tort ou à raison,—à tort plus souvent qu'à raison,—a attiré et fixé sur lui, pendant une minute, pendant une heure, pendant un jour, rarement pendant plus d'un mois, l'attention capricieuse de la foule, soit parce qu'il a publié un pamphlet scandaleux, soit parce qu'il a commis une éclatante gredinerie, soit pour ceci, soit pour cela, et même pour autre chose; homme enfin qui, comme Alcibiade, a coupé la queue à son chien, ou, comme Alphonse Karr, s'est fait dévorer par lui, ou, comme Empédocle,
Du plat de sa sandale a souffleté l'histoire.
Être le lion du jour. Être le point de mire de tous les regards et de toutes les curiosités.
- LION, s. m. Le frère aîné du gandin, le dandy d'il y a vingt-cinq ans, le successeur du fashionable—qui l'était du beau—qui l'était de l'élégant—qui l'était de l'incroyable—qui l'était du muscadin,—qui l'était du petit-maître, etc.