Beau mâle. Homme robuste, plein de santé.
Vilain mâle. Homme d'une apparence maladive, ou de petite taille.
Signifie aussi Mari.
- MAL EMBOUCHÉ, adj. et s. Insolent, grossier,—dans l'argot du peuple.
- MAL FICELÉ, s. m. Garde national de la banlieue,—dans l'argot des faubouriens.
- MALFRAT, s. m. Vaurien, homme qui mal fait, ou gamin qui mal fera,—dans l'argot des paysans de la banlieue de Paris.
M. Francisque Michel donne Malvas, en prenant soin d'ajouter que ce mot est «provençal» et qu'il est populaire à Bordeaux. M. F. Michel a beaucoup plus vécu avec les livres qu'avec les hommes. D'ailleurs, les livres aussi me donnent raison, puisque je lis dans l'un d'eux que le peuple parisien disait jadis un Malfé (malefactus) à propos d'un malfaiteur, et donnait le même nom au Diable.
- MALINGRER, v. n. Souffrir,—dans l'argot des voleurs.
- MALINGREUX, s. et adj. Souffreteux,—dans l'argot du peuple.
- MALITORNE, s. f. Femme disgracieuse, laide, mal faite,—malè tornata.
- MALTAIS, s. m. Cabaretier,—dans l'argot des troupiers qui ont été en Algérie.
- MALTAISE, s. f. Pièce de vingt francs,—dans l'argot des voleurs.
- MALTOUZE, s. f. Contrebande,—dans l'argot des voleurs, les maltôtiers modernes (malle tollere, enlever injustement).
Pastiquer la maltouze, Faire la contrebande.
- MALTOUZIER, s. m. Contrebandier.
- MANCHE, s. f. Partie,—dans l'argot des joueurs.
Manche à (sous-entendu: Manche), Se dit quand chacun des joueurs a gagné une partie et qu'il reste à faire la belle.
- MANCHE, s. f. Quête; aumône,—dans l'argot des saltimbanques.