Ce n'est pas la mer à boire. Se dit, au contraire, de toute chose facile à faire, de toute entreprise qu'on peut aisément mener à bonne fin.
- MERCADET, s. m. Nom d'un personnage de Balzac qui est devenu celui de tous les brasseurs d'affaires véreuses, de tous les pêcheurs de goujons en eau trouble.
- MERCANDIER, s. m. Boucher qui ne trafique que sur les viandes de qualité inférieure.
- MERCENAIRE DE L'IMMOBILITÉ, s. m. Modèle,—dans l'argot des rapins.
- MERDAILLON, s. m. Homme sans conséquence, méprisable, poltron. Argot du peuple.
On dit aussi Merdeux.
- Merdaille, s. f. Troupe importune de petits enfants.
- MERDE! Exclamation énergique dont Cambronne ne s'est servi qu'une fois, le 18 juin 1815, et dont le peuple se sert tous les jours,—dix fois plutôt qu'une.
Ah! merde alors! Exclamation qui n'échappe que dans les situations critiques, fatales, comme, par exemple, lorsqu'on perd au jeu, lorsqu'on casse sa pipe, etc.
- MERDE, s. f. Homme sans consistance, sur lequel il n'y a pas moyen de compter dans les circonstances graves.
- MERDEUX (Bâton), s. m. Homme d'un caractère inégal, fantasque, ombrageux, désagréable, qu'on ne sait par quel bout prendre pour lui parler et le faire agir.
- MÈRE-ABBESSE, s. f. Grosse femme qui tient un pensionnat de demoiselles—indignes d'orner leur corsage du bouquet de fleurs d'oranger traditionnel.
L'expression se trouve dans Restif de la Bretonne.
- MÈRE AU BLEU, s. f. La guillotine,—dans l'argot des voleurs, qui veulent faire croire aux autres que c'est le chemin du ciel, sans le croire eux-mêmes.
- MÈRE D'OCCASION, s. f. Chaperon que se choisit une actrice jeune qui veut se faire respecter—des gens pauvres. C'est ordinairement une vieille drôlesse chevronnée par le vice.
- «Dont le menton fleurit et dont le nez trognonne,»
- et dont la principale fonction consiste à conclure les marchés avec les nobles étrangers attirés autour de sa fille—adoptive—comme les papillons autour d'une lampe.
- MÉRINOS, s. m. Personne qui a l'haleine forte,—dans l'argot des faubouriens, qui se plaisent aux calembours.
- MERLAN, s. m. Coiffeur,—dans l'argot du peuple, qui emploie cette expression depuis l'invention de la poudre à poudrer, parce qu'alors les perruquiers étaient toujours enfarinés comme prêts à mettre en la poêle à frire. Le Journal de Barbier en fait mention, ce qui lui donne plus d'un siècle de circulation.
- MÉRUCHE, s. f. Poêle,—dans l'argot des voleurs.
Méruchée. Poêlée.
Méruchon. Poêlon.