- MICHE, s. f. Dentelle,—dans l'argot des voleurs.
- MICHÉ, s. f. Gros morceau de pain,—dans l'argot du peuple.
Se dit aussi pour Pain entier.
«Et moins encor il fait du bien
Aux pauvres gens, tant il est chiche;
Si il a mangé de leur miche.»
(Les Touches du seigneur des Accords.)
- MICHE, s. m. Homme quelconque, jeune ou vieux, laid ou beau, disposé à acheter ce qui ne devrait jamais se vendre,—dans l'argot des filles, qui emploient depuis longtemps cette expression, contemporaine de michon (argent) et de miche (pain).
«On appelle miché. . .
Quiconque va de nuit et se glisse en cachette
Chez des filles d'amour, Barbe, Rose ou Fanchette,»
dit un poème de Médard de Saint-Just (1764).
Miché de carton. Amant de passage, qui n'offre que des gants de filoselle.
Miché sérieux. Protecteur, ou amant généreux qui offre une boîte entière de gants.
- MICHÉ, s. m. Client,—dans l'argot des photographes; homme ou femme qui achète, qui paie,—dans plusieurs autres argots.
- MICHETON, s. m. Petit miché, homme à qui les marchandes d'amour font un rabais.
- MIC-MAC, s. m. Fourberie, tromperie cachée, intrigue,—dans l'argot du peuple.
- MIDI! Exclamation du même argot, employée pour signifier: Trop tard!