Il est midi! C'est-à-dire je ne crois pas un mot de ce que vous dites; «Je ne coupe pas dans ce pont-là!»
- MIE DE PAIN, s. f. Pou,—dans l'argot des voleurs, qui savent combien une miette de pain égarée sous la chemise cause de démangeaisons à la peau.
- MIE DE PAIN, s. f. Chose de peu de valeur,—dans l'argot des typographes.
Ils disent cela à propos des gens qui ne leur conviennent pas.
- MIEL! Interjection de l'argot des bourgeois, amis de l'euphémisme.
- MIEL (C'est un). Phrase de l'argot des faubouriens, qui disent cela à propos de tout, et surtout mal à propos. Une chose leur paraît bonne ou belle: C'est un miel. Ils entrent dans un endroit qui pue: C'est un miel. On se bat devant eux à coups de poing ou de couteau, et le sang coule: C'est un miel, etc., etc.
- MIETTE (Une). Un peu,—dans l'argot du peuple.
- MIJAURÉE, s. f. Femme dédaigneuse et plus bégueule qu'il convient,—dans l'argot des bourgeois.
Faire la mijaurée. Faire des manières et des façons pour accepter une chose.
On dit aussi Minaudière.
- MIJOTER, v. a. Entreprendre à la sourdine; préparer lentement,—dans l'argot du peuple, qui emploie ce verbe au figuré.
- MIKEL, s. m. Dupe,—dans l'argot des saltimbanques.
- MILLE-LANGUES, s. m. Personne bavarde, indiscrète,—dans l'argot du peuple.
- MILLERIE, s. f. Loterie,—dans l'argot des voleurs.
- MILLIASSES, s. f. pl. Fort grand nombre. Argot du peuple.
- MILORD, s. m. Homme riche, en apparence du moins,—dans l'argot du peuple, qui emploie cette expression depuis l'occupation de Paris par les Anglais.
- MILORD, s. m. Entreteneur,—dans l'argot des petites dames.
Leurs mères, plus prosaïques et moins vaniteuses, disaient Milord pot-au-feu, comme en témoigne ce couplet de Désaugiers:
«Lorsque nous aimons,
Nous finançons