Afin de plaire.
D'où vient qu'en tout lieu
On dit: «Un milord pot-au-feu.»
- MILORD, s. m. Cabriolet à quatre roues,—dans l'argot des cochers.
- MIMI, s. f. Maîtresse,—dans l'argot des artistes et des bohèmes, qui ont emprunté cette expression à Henry Murger, qui l'avait empruntée à Alfred de Musset.
- MINABLE, adj. et s. Pauvre, misérable; mesquin; de mauvaise mine,—dans l'argot du peuple.
- MINCE, s. m. De peu de valeur, morale ou physique,—dans l'argot des faubouriens, qui disent cela à propos des gens et des choses. Mince alors!
- MINCE, s. m. Papier à lettres,—dans l'argot des voleurs.
- MINCES, s. m. pl. Billets de banque,—dans l'argot des faubouriens, qui, originairement, ont donné ce nom aux assignats.
- MINET, s. m. Chat,—dans l'argot des enfants.
Ils disent aussi Minon.
- Minois, s. m. Nez,—dans l'argot des voleurs.
- MINOTAURISER, v. a. Tromper un homme avec sa femme, comme Pâris avec la femme de Ménélas. Argot des gens de lettres.
L'expression sort de la Physiologie du mariage d'H. de Balzac.
- MINUIT, s. m. Nègre,—dans l'argot des voleurs.
- MIOCHE, s. m. Enfant,—dans l'argot du peuple, pour qui un nouveau-né est une miette d'homme, et dont le corps pétri de lait, presque sans os et sans muscles, ressemble à de la mie de pain.
- MIRADOU, s. m. Miroir,—dans l'argot des voleurs.
- MIRECOURT, s. m. Nom d'homme qui est devenu celui de tous les pamphlétaires de plus de passion que de talent.
Théodore de Banville est le premier qui, en littérature, ait fait de ce nom propre un substantif courant. Il restera, il doit rester.
- MIRE-LAID, s. m. Miroir,—dans l'argot du peuple.
- MIRETTES, s. f. pl. Yeux,—dans l'argot des voyous.
- MIRLIFLORE, s. m. Le gandin de la Restauration, qui est toujours le Lion pour le peuple.
- MIRLITON, s. f. La voix humaine,—dans l'argot des faubouriens.