Jouer du mirliton. Parler, causer.
- MIROBOLAMMENT, adv. Merveilleusement.
Cet adverbe appartient à H. de Balzac.
- MIROBOLANT, adj. Inouï, merveilleux, féerique.
- MIROIR A PUTAINS, s. m. Beau garçon,—dans l'argot du peuple, qui dit cela depuis longtemps, comme le témoignent ces vers de Scarron:
«Dis-lui qu'un miroir à putain,
Pour dompter le Pays Latin
Est un fort mauvais personnage.»
- MISE A PIED, s. f. Privation de fonctions et d'appointements. Argot des bourgeois.
- MIRQUIN, s. m. Bonnet,—dans l'argot des voleurs.
- MIRZALES, s. f. pl. Boucles d'oreilles,—dans le même argot.
- MISE (Faire sa). Payer le droit de circulation sur «le pont d'Avignon»,—dans l'argot des filles.
- MISE-BAS, s. f. Vêtements des maîtres qui reviennent de droit aux domestiques, lesquels se croiraient lésés et réclameraient si l'on portait trop longtemps ces vêtements.
- MISE-BAS, Accouchement,—dans l'argot du peuple.
- MISE-BAS, s. f. Grève, chômage volontaire,—dans l'argot des typographes.
- MISÉRABLE, s. m. Verre d'eau-de-vie d'un sou,—dans l'argot des ouvriers.
- MISÈRE, s. f. Petite quantité; chose de peu d'importance: petite somme,—dans l'argot des bourgeois.
- MISÉRER, v. n. Souffrir de la misère,—dans l'argot du peuple. On dit aussi: Ficher la misère.
- MISÈRES, s. f. pl. Taquineries, petites méchancetés,—dans l'argot des bourgeois.
Dire des misères. Taquiner quelqu'un en lui contant des choses qui le contrarient, qui l'inquiètent.
Faire des misères. Agacer quelqu'un, lui jouer un tour plus ou moins désagréable.
- MISLOQUE, s. f. Théâtre,—dans l'argot des voleurs.
Jouer la misloque. Jouer la comédie.