- MISLOQUIER, ère, s. Acteur, actrice.
- MISSISSIPI (Au), adv. Très loin,—dans l'argot du peuple, pour qui l'Amérique est un pays aussi éloigné de lui que la lune.
C'est l'équivalent de: Au diable au vert (ou Vauvert).
- MISTI, s. m. Apocope de Mistigri,—dans l'argot des brelandières de brasseries.
- MISTIGRI, s. m. Valet de trèfle,—dans l'argot des joueurs.
Se dit aussi d'un Jeu de cartes où l'on a gagné quand on a fait brelan avec le valet de trèfle escorté de deux autres valets.
- MISTIGRIS, s. m. Apprenti,—dans l'argot des peintres en bâtiment.
Balzac a-t-il emprunté son rapin de ce nom aux peintres en bâtiment, ou ceux-ci à l'auteur de la Comédie humaine?
- MISTOUFLE, s. f. Farce; méchanceté; trahison,—dans l'argot des typographes.
- MISTRON, s. m. Le jeu de mistigri,—dans l'argot de Breda-Street.
- MISTRONEUR, EUSE, s. et adj. Amateur de mistron.
- MITAN, s. m. Milieu,—dans l'argot du peuple.
- MITE, s. f. Chassie des yeux.
- MITEUX, adj. Qui a les yeux chassieux.
- MITON-MITAINE, s. m. Remède inoffensif, expédient inutile, secours inefficace.
On dit aussi: Onguent miton-mitaine.
- MITONNER, v. a. Préparer de longue main.
- MITRAILLE, s. f. Monnaie, gros sous,—dans l'argot des faubouriens, qui disent cela depuis longtemps.
- MITRE, s. f. Cachot,—dans l'argot des voleurs.
- MITRON, s. m. Ouvrier boulanger,—dans l'argot du peuple.
Le petit mitron. Le Dauphin, fils de Louis XVI,—du boulanger, comme l'appelaient les Parisiens en 1792.