- MOBILE, s. f. La garde nationale mobile formée en 1848 avec les fils du peuple—et aux dépens du peuple.
C'est aussi le nom que portait, en 1830, la légion des Volontaires de la Charte.
- MOBILE, s. m. Soldat de la garde nationale mobile.
- MOBILIER, s. m. Les dents,—dans l'argot des voleurs, héritiers des Précieuses qui disaient l'ameublement de la bouche.
- MOBLO ou MOBLOT, s. m. Garde mobile,—dans l'argot des faubouriens.
- MOCASSINS, s. m. pl. Souliers,—dans l'argot des ouvriers qui ont lu les romans américains de Cooper, de Gabriel Ferry et de Gustave Aymard.
- MODÈLE, s. m. Homme ou femme qui pose dans les ateliers. Argot des artistes.
Modèle d'ensemble. Qui pose pour l'Académie, pour tout le corps, au lieu de ne poser que pour la tête, ou pour n'importe quelle partie spéciale du corps.
- MODERNE, s. m. Fashionable,—dans l'argot des faubouriens.
- MOINE, s. m. Bouteille de grès que l'on remplit d'eau chaude et que l'on place au pied du lit. Argot des bourgeois.
- MOINE, s. m. Partie d'une épreuve qui n'a pas pris l'encre et vient blanche au lieu d'être imprimée. Argot des typographes.
On dit aussi Loup.
Les typographes anglais ont le même mot; ils en ont même deux pour un: monk and friar. Le monk, c'est notre moine, c'est-à-dire une feuille maculée ou imprimée trop noire Le friar, c'est un moine blanc, c'est-à-dire une feuille qui est imprimée trop pâle.
- MOINEAU, s. m. Se dit par ironie,—dans l'argot du peuple,—d'un homme dont on a à se plaindre, ou qui se vante mal à propos.
On ajoute un qualificatif pour renforcer l'ironie: Tu es un joli moineau!
C'est le pendant de: Tu es un joli coco!