Il tombe des mouches d'hiver. Il neige.
- MOUCHETTES, s. f. pl. Mouchoir,—dans l'argot des faubouriens, qui s'en servent pour les chandelles.
- MOUCHETTES (Des)! Exclamation de refus, de la même famille que Des navets! Du flan! etc.
- MOUCHIQUE, adj. Extrêmement muche,—dans l'argot de Breda-Street.
- MOUCHIQUE, adj. Laid, mauvais,—dans l'argot des voleurs, qui, pour forger ce mot, n'ont pas dû songer aux moujiks russes de 1815, comme l'insinue Francisque Michel, mais ont eu certainement en vue leurs ennemis naturels, les mouchards.
Être mouchique à la section. Être mal noté chez le commissaire de police de son quartier.
- MOUCHOIR, s. m. Aniterge,—dans l'argot des bourgeois.
- MOUCHOIR, s. m. La main,—dans l'argot des faubouriens, qui ont l'habitude de s'en servir pour moucher les autres et se moucher eux-mêmes.
Ils s'en servent aussi comme Aniterge.
- MOUCHOIR D'ADAM, s. m. Les doigts.
- MOUCHOIR DE POCHE, s. m. Pistolet de poche, avec lequel on peut moucher les importuns de nuit à quinze pas. Argot des faubouriens.
- MOUDRE, v. a. et n. Jouer de l'orgue de Barbarie ou de la serinette.
On dit aussi Moudre un air.
- MOUFFLET, s. m. Enfant, gamin, apprenti,—dans l'argot du peuple, qui a dit autrefois moufflard, dérivé du verbe mouffler (enfler le visage), inusité aujourd'hui.
- MOUILLANTE, s. f. Soupe,—dans l'argot des voyous.
- MOUILLÉ (Être), v. pron. Être signalé comme suspect,—dans l'argot des agents de police.
- MOUILLÉ (Être), Être ivre,—dans l'argot des faubouriens.
- MOUILLER (Se), v. réfl. Boire avec excès.
- MOUISSE, s. f. Soupe économique, potage à la Rumfort,—dans l'argot des voleurs et des troupiers.
- MOULE A BLAGUES, s. m. La bouche,—dans l'argot des faubouriens.
- MOULE A BOUTONS, s. m. Pièce de vingt francs,—dans l'argot des voyous.
- MOULE A CLAQUES, s. m. Figure impertinente qui provoque et attire des soufflets,—dans l'argot du peuple.
Se dit aussi pour la main, qui distribue si généreusement les soufflets.
- MOULE A GAUFRES, s. m. Figure marquée de trous de petite vérole,—par allusion cruelle aux dessins capricieux des deux plaques de fer qui servent à faire la pâtisserie légère et croquante qui nous vient des Flandres et qu'affectionnent les enfants.
- MOULE AUX GUILLEMETS, s. m. C'est l'Huile de cotrets des troupiers.
- MOULE DE GANT, s. m. Soufflet,—dans l'argot des faubouriens.
- MOULE DU BONNET, s. m. La tête,—dans l'argot du peuple, qui parle comme écrivait Rabelais.
- MOULIN, s. m. Maison du recéleur de plomb volé, qu'on appelle le meunier.
- MOULIN A CAFÉ, s. m. Orgue de Barbarie, qui semble en effet moudre des airs. Argot du peuple.
- MOULIN A MERDE, s. m. Labouche,—dans l'argot du peuple.