L'expression est horriblement triviale, j'aurais mauvaise grâce à le dissimuler, mais le peuple est excusé de l'employer par certaine note du 1er volume de la Régence, d'Alexandre Dumas.
- MOULIN A VENT, s. m. Le podex,—dans l'argot facétieux et scatologique des faubouriens.
- MOULINAGE, s. m. Bavardage,—dans l'argot des voleurs.
- MOULINER, v. n. Bavarder.
- MOULOIR, s. m. La bouche,—dans l'argot des voleurs.
- MOUNIN, s. m. Petit garçon, apprenti,—dans l'argot des faubouriens.
- MOUSCAILLE, s. f. Le résultat de la digestion,—dans l'argot des voleurs.
- MOUSCAILLER, v. a. Alvum deponere.
- MOUSQUETAIRE GRIS, s. m. Pou,—dans l'argot du peuple, qui aime les facéties.
- MOUSSANTE, s. f. Bière de mars,—dans l'argot des faubouriens.
- MOUSSE, s. m. Apprenti commis,—dans l'argot des calicots.
- MOUSSE, s. f. Le résultat de la fonction du plexus mésentérique,—dans l'argot des marbriers de cimetière.
- MOUSSELINE, s. f. Fers dont on charge un prisonnier,—dans l'argot des marbriers de cimetière.
- MOUSSELINE, s. f. Pain blanc, léger, agréable au toucher comme au goût,—dans l'argot des faubouriens.
- MOUSSER, v. n. Alvum deponere.
- MOUSSER, v. n. S'emporter, être en rage, de dépit ou de colère,—dans l'argot des faubouriens.
- MOUSSER, v. n. Avoir du succès,—dans l'argot des gens de lettres et des comédiens.
Faire mousser. Préparer le succès d'un auteur ou d'une pièce par des éloges exagérés et souvent répétés.
- MOUSSER (Se faire). Se vanter, parler sans cesse de ses talents ou de ses qualités. Argot du peuple.
- MOUSSERIE, s. f. Water-closets,—dans l'argot des voyous.
- MOUSSEUX, adj. Redondant, hyperbolique,—dans l'argot des gens de lettres et des comédiens.
- MOUSSU, s. m. Le sein de la femme, d'où sort le lait,—dans l'argot des voleurs.
- MOUSSUE, s. f. Châtaigne,—dans le même argot.
- MOUSTACHU, s. et adj. Homme à moustaches,—dans l'argot des bourgeois.
- MOUTARD, s. m. Gamin, enfant, apprenti,—dans l'argot du peuple, qui, n'en déplaise à P. J. Leroux et à Francisque Michel, n'a eu qu'à regarder la chemise du premier polisson venu pour trouver cette expression.
- MOUTARDE, s. f. Le stercus humain.
- MOUTARDIER, s. m. Le podex.
On disait autrefois Baril à la moutarde, et Réservoir à moutarde.
- MOUTARDIER, s. m. Goldfinder.
On dit aussi Parfumeur.
- MOUTARDIER DU PAPE, s. m. Homme qui s'en fait accroire, imbécile vaniteux. On dit qu'il se croit le premier moutardier du pape.
- MOUTON, s. m. Matelas,—dans l'argot des faubouriens, qui disent cela à cause de la laine dont il se compose ordinairement.
Mettre son mouton au clou. Porter son matelas au Mont-de-Piété.
- MOUTON, s. m. Dénonciateur, voleur qui obtient quelque adoucissement à sa peine en trahissant les confidences de ses compagnons de prison.
- MOUTONNAILLE, s. f. La foule,—dans l'argot du peuple, qui sait par expérience personnelle quelle est la contagion de l'exemple.
- MOUTONNER, v. a. et n. Moucharder et dénoncer.
- MOUVER (Se), v. réfl. Se remuer,—dans l'argot du peuple.
- MOYEN-AGISTE, s. et adj. Amateur des choses et admirateur des idées du moyen âge.