- MUSARDINE, s. f. Habituée des Concerts-Musard,—où n'allait pas précisément la fine fleur de l'aristocratie féminine.
Le mot a été créé par Albéric Second en 1858.
- MUSCADIN, s. m. Fat, dandy plus ou moins authentique,—dans l'argot du peuple, qui a conservé le souvenir des gandins du Directoire.
- MUSEAU, s. m. Entonnoir en carton, au petit bout duquel est adaptée la loupe,—dans l'argot des graveurs sur bois, qui s'en coiffent le front.
- MUSELÉ, s. m. Imbécile, homme qui n'est bon à rien qu'à bavarder,—dans l'argot du peuple.
- MUSETTE, s. f. Gibecière en toile à l'usage des troupiers et des ouvriers.
- MUSETTE, s. f. Sac à avoine,—dans l'argot des charretiers, qui le pendent au museau de leurs chevaux.
Ils disent aussi Pochet.
- MUSETTE, s. f. Voix.
Couper la musette à quelqu'un. Le forcer à se taire.
- MUSICIEN, s. m. Dictionnaire,—dans l'argot des voleurs.
- MUSICIENS, s. m. pl. Les haricots, qui provoquent le crepitus ventris,—dans l'argot du peuple.
- MUSIQUE, s. f. Ce qui reste au fond de l'auge,—dans l'argot des maçons.
Par extension, Résidu d'un verre, d'un vase quelconque.
- MUSIQUE, s. f. Lots d'objets achetés à l'Hôtel des Ventes,—dans l'argot des Rémonencqs.
- MUSIQUE, s. f. Morceaux de drap cousus les uns après les autres. Argot des tailleurs.
- MUSIQUER, v. n. Faire de la musique d'amateur,—dans l'argot du peuple.
- MUSSER, v. n. Sentir, flairer.
- MUTUELLE, s. f. L'École mutuelle.
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