- BATTERIE, s. f. Coups échangés,—dans l'argot des faubouriens.
On dit aussi Batture.
- BATTERIE DE CUISINE, s. f. Les dents, la langue, le palais, le gosier. Argot des faubouriens.
- BATTEUR, s. m. Menteur; fourbe.
C'est plus spécialement le tiers qui bat comtois pour lever le pante.
- BATTEUR D'ANTIF, s. m. Indicateur d'affaires, voleur qui ne travaille que de la langue. Argot des prisons.
- BATTOIR, s. m. Main,—dans l'argot du peuple, qui s'en sert souvent pour applaudir, et plus souvent pour battre.
- BATTRE COMTOIS, v. n. Faire l'imbécile, le provincial,—dans l'argot des voleurs, pour qui, à ce qu'il paraît, les habitants de la Franche-Comté sont des gens simples et naïfs, faciles à tromper par conséquent.
- BATTRE ENTIFLE, v. n. Faire le niais. Même argot.
- BATTRE JOB, v. n. Dissimuler, tromper. Même argot.
- BATTRE LA CAISSE, v. n. Aller chercher de l'argent. Argot des tambours de la garde nationale.
- BATTRE LA COUVERTE, v. a. Dormir,—dans l'argot des soldats.
- BATTRE L'ANTIF, v. n. Marcher,—dans l'argot des voleurs modernes.
C'est le: Battre l'estrade des voleurs d'autrefois.
Signifie aussi Espionner.
- BATTRE LE BRIQUET, v. a. Cogner les jambes l'une contre l'autre en marchant. Argot du peuple.
- BATTRE LA SEMELLE, v. a. Vagabonder,—dans l'argot du peuple, qui a peut-être lu l'Aventurier Buscon.
- BATTRE L'œIL (S'en). Se moquer d'une chose,—dans l'argot des faubouriens.
L'expression a une centaine d'années, ce qui étonnera certainement beaucoup de gens, à commencer par ceux qui l'emploient.
On dit aussi, dans le même argot, S'en battre les fesses,—une expression contemporaine de la précédente.