Manger sur ses nonneurs. Dénoncer ses complices.
- NORDISTE, s. et adj. Partisan du gouvernement fédéral américain, et, en même temps, de l'abolition de l'esclavage et de la liberté humaine, sans distinction de couleur d'épiderme.
Cette expression, qui date de la guerre de sécession aux Etats-Unis est désormais dans la circulation générale.
- NOS VOISINS. Les Anglais,—dans l'argot des journalistes et des bourgeois.
- NOS VOISINS VIENNENT. Se dit, dans l'argot des bourgeoises,—lorsque leurs menses font leur apparition.
- NOTAIRE, s. m. Comptoir du marchand de vin,—dans l'argot des faubouriens, qui y font beaucoup de transactions, honnêtes ou malhonnêtes, et un certain nombre de mariages à la détrempe.
- NOUNOU, s. f. Nourrice,—dans l'argot des enfants et des mamans.
- NOURRICE, s. f. Femme que la nature a avantagée,—dans l'argot du peuple.
- NOURRIR LE POUPARD, v. a. Préparer un vol, le mijoter, pour ainsi dire, avant de l'exécuter.
Quelques grammairiens du bagne prétendent qu'il faut dire: Nourrir le poupon.
- NOURRIR UN QUINE A LA LOTERIE. Se bercer de chimères, vivre d'illusions folles. Argot des bourgeois.
- NOURRISSEUR, s. m. Voleur qui indique une affaire, qui la prépare à ses complices.
- NOURRISSEUR, s. m. Restaurateur, cabaretier,—dans l'argot des bohèmes.
- NOURRISSON DES MUSES, s. m. Poète,—dans l'argot des académiciens, qui ont été allaités par des Naïades.
- NOUSAILLES, pr. pers. Nous,—dans l'argot des voleurs.
On dit aussi Nosigues.
- NOUVEAU, s. m. Elève récemment arrivé au collège,—dans l'argot des collégiens; soldat récemment arrivé au régiment,—dans l'argot des troupiers; ouvrier récemment embauché,—dans l'argot du peuple; prisonnier récemment écroué,—dans l'argot des voleurs.
- NOUVEAUTÉ, s. f. Livre qui vient de paraître,—dans l'argot des libraires, qui souvent rééditent sous cette rubrique de vieux romans et de vieilles histoires.
- NOUVELLE A LA MAIN, s. f. Phrase plus ou moins spirituelle, où il doit toujours y avoir un mot, et que le public blasé lit de préférence à n'importe quel bon article,—parce que cela se retient facilement comme les centons et peut se citer dans la conversation.
- NOYAUX, s. m. pl. Pièces de monnaie,—dans l'argot des faubouriens.
L'expression est plus que centenaire, comme le prouvent ces deux vers de Vadé:
«L'sacré violon qu'avait joué faux
Voulut me d'mander des noyaux.»