- PANIER A SALADE, s. m. Petite voiture en osier à l'usage des petites dames, à la mode comme elles et destinée à passer comme elles.
- PANIER AU PAIN, s. m. L'estomac.
Les ouvriers anglais ont la même expression: bread basket, disent-ils.
- PANIER AUX CROTTES, s. m. Le podex et ses environs,—dans l'argot du peuple.
Remuer le panier aux crottes. Danser.
- PANIER AUX ORDURES, s. m. Le lit,—dans l'argot des faubouriens.
- PANIER PERCÉ, s. m. Prodigue, dépensier,—dans l'argot des bourgeois.
- PANNA, s. m. Chose de peu de valeur, bonne à jeter aux ordures.
- PANNE, s. f. Misère, gène momentanée,—dans l'argot des bohèmes et des ouvriers, qui savent mieux que personne combien il est dur de manquer de pain.
- PANNE, s. f. Rôle de deux lignes,—dans l'argot des comédiens qui ont plus de vanité que de talent, et pour qui un petit rôle est un pauvre rôle.
Se dit aussi d'un Rôle qui, quoique assez long, ne fait pas suffisamment valoir le talent d'un acteur ou la beauté d'une actrice.
- PANNÉ, s. m. Homme qui n'a pas un sou vaillant,—dans l'argot des filles, qui n'aiment pas ces garçons-là.
- PANNER, v. a. Gagner au jeu,—dans l'argot des faubouriens.
- PANOUFLE, s. f. Vieille femme ou vieille chose sans valeur,—dans l'argot du peuple, qui fait allusion au lambeau de peau qu'on mettait encore, il y a quelques années, aux sabots pour amortir le contact du bois.
Signifie aussi Perruque.
- PANSER DE LA MAIN, v. a. Battre, donner des coups,—dans le même argot.
- PANTALONNER UNE PIPE, v. a. La fumer jusqu'à ce qu'elle ait acquis cette belle couleur bistrée chère aux fumeurs.
Je n'ai pas besoin d'ajouter que c'est le même verbe que culotter, mais un peu plus décent,—pas beaucoup.