- PANTALON ROUGE, s. m. Soldat de la ligne,—dans l'argot des ouvriers.
On dit aussi Pantalon garance.
- PANTALONS, s. m. pl. Petits rideaux destinés à dérober au public la vue des coulisses, qui sans cette précaution s'apercevraient par les portes ou les fenêtres au fond et nuiraient à l'illusion de la mise en scène.
- PANTALZAR, s. m. Pantalon,—dans l'argot des faubouriens.
- PANTE, s. m. Le monsieur inconnu qui tombe dans les pièges des filles et des voleurs,—volontairement avec les premières, contre son gré avec les seconds.
Pante argoté. Imbécile parfait.
Pante arnau. Dupe qui s'aperçoit qu'on la trompe et qui renaude.
Pante désargoté. Homme difficile à tromper.
Quelques-uns des auteurs qui ont écrit sur la matière disent pantre. Francisque Michel, lui, dit pantre, et fidèle à ses habitudes, s'en va chercher un état civil à ce mot jusqu'au fond du moyen âge. Pourquoi pante ne viendrait-il pas de pantin (homme dont on fait ce qu'on veut), ou de Pantin (Paris)? Il est si naturel aux malfaiteurs des deux sexes de considérer les Parisiens comme leur proie! Si cette double étymologie ne suffisait pas, j'en ai une autre en réserve: Ponte. Le ponte est le joueur qui joue contre le banquier, et qui, à cause de cela, s'expose à payer souvent. Pourquoi pas? Dollar vient bien de thaler.
- PANTIN, n. de v. Paris,—dans l'argot des faubouriens.
On dit aussi Pampeluche et Pantruche. «Pantin, dit Gérard de Nerval, c'est le Paris obscur. Pantruche, c'est le Paris canaille.»
Dans le goût de Pantin. Très bien, à la dernière mode.