- PATOUILLER, v. a. Manier, peloter. Argot du peuple.
- PATOUILLER, v. n. Barboter, patauger.
On dit aussi Patrouiller. Ce verbe est dans Rabelais.
- PATOUILLEUR, s. m. Peloteur.
- PATRAQUE, s. f. Vieille montre qui marche mal; machine usée, sans valeur.
- PATRAQUE, adj. Malade ou d'une santé faible, dans l'argot des bourgeois.
- PATRES (Ad), adv. Au diable,—dans l'argot du peuple, qui se soucie peu de ses «pères.»
Envoyer ad patres. Tuer.
Aller ad patres. Mourir.
- PATRIE, s. f. Commode,—dans l'argot des bohèmes, qui serrent leurs hardes dans les grands journaux comme la Patrie, le Siècle, etc., leurs seuls meubles souvent.
- PATRON-PINETTE (Dès), adv. Dès l'aube,—dans l'argot du peuple.
- PATRON-PINETTE, s. f. Association de malfaiteurs, célèbre il y a une trentaine d'années, à Paris comme la Camorra, à Naples.
- PATROUILLE (Être en). Courir les cabarets, ne pas rentrer coucher chez soi. Argot du peuple.
- PATROUILLER, v. a. et n. Peloter.
- PATROUILLER, v. n. Faire patrouille,—dans l'argot des bourgeois, soldats-citoyens.
- PATTE, s. f. Main,—dans l'argot des faubouriens.
Le coup de patte, au figuré, est plutôt un coup de langue.
- PATTE, s. f. Grande habileté de main,—dans l'argot des artistes.
Avoir de la patte. Faire des tours de force de dessin et de couleur.
- PATTE-D'OIE, s. f. Les trois rides du coin de l'œil, qui trahissent ou l'âge ou une fatigue précoce. Argot du peuple.
- PATTE-D'OIE, s. f. Carrefour,—dans l'argot du peuple et des paysans des environs de Paris.
- PATTE-MOUILLÉE, s. f. Vieux chiffon imprégné d'eau, qui, à l'aide d'un carreau chaud, sert à enlever les marques du lustre sur le drap.