- PATÉ, s. m. Mélange des caractères d'une ou plusieurs pages qui ont été renversées,—dans l'argot des typographes.
Faire du pâté, c'est distribuer ou remettre en casse ces lettres tombées.
- PATÉ D'ERMITE, s. m. Noix,—dans l'argot du peuple, qui sait que les anachorètes passaient leur vie à mourir de faim.
- PATÉE, s. f. Nourriture,—dans l'argot des faubouriens.
Prendre sa pâtée. Déjeuner ou dîner.
- PATÉE, s. f. Correction vigoureuse et même brutale.
Recevoir une pâtée. Être battu.
- PATE FERME, s. f. Article sans alinéas,—dans l'argot des journalistes.
- PATENTE, s. f. Casquette,—dans l'argot des faubouriens, qui ont traduit à leur façon le patent qui se trouve sur tous les produits anglais, chapeaux, manteaux, etc.
- PATIENCE, s. f. Jeu de cartes,—ou plutôt série de jeux de cartes, car il y a une trentaine de jeux de patience: la Loi salique, la Blocade, la Nivernaise, la Gerbe, le Crapaud, la Poussette, la belle Lucie, etc., etc.
- PATINER, v. a. et v. n. Promener indiscrètement les mains sur la robe d'une femme pour s'assurer que l'étoffe de dessous en est aussi moelleuse que celle du dessus. Argot du peuple.
- PATINEUR, adj. et s. Homme qui aime à patiner les femmes.
- PATIRAS, s. m. Souffre-douleur de l'atelier.
Les gens distingués disent Patito, comme à Florence.
- PATOCHE. s. f. Férule,—dans l'argot des enfants, dont les mains en conservent longtemps le souvenir.
Patoches, s. f. pl. Mains.